Détox numérique : comment se libérer des réseaux sociaux, et par où commencer

Fin mars 2026, aux États-Unis, un jury populaire de Los
Angeles a condamné Meta, société mère d’Instagram, et Google, qui
possède YouTube, à verser 6 millions de dollars de dommages et
intérêts (5,125 millions d’euros) à une jeune femme de 20 ans,
utilisatrice du réseau social et de la plateforme de vidéos depuis
l’âge de 9 ans.

La plaignante, Kaley, tenait les deux sociétés pour responsables
de la dégradation de sa santé : devant le tribunal, elle a
décrit comment ces deux plateformes ont progressivement envahi sa
vie, la plongeant dans un état de profonde anxiété et de
dépression… Après que le tribunal a établi la culpabilité de ces
deux géants de la Silicon Valley, ils ont annoncé faire appel.

« Fort potentiel addictif »

De plus en plus d’études pointent les risques des réseaux
sociaux pour la santé, pendant que leur usage s’est généralisé, en
France comme aux États-Unis, dans toutes les tranches d’âge :
64 % des Français y consacrent au moins une heure par jour, et
20 % dépassent les trois heures quotidiennes – le chiffre
grimpe à 56 % chez les 15-24 ans –, tandis que seuls 9 %
ne les utilisent pas du tout, selon la Mission interministérielle
de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca),
en 2025.

« Contrairement à l’addiction aux jeux vidéo,
qui figure dans la Classification internationale des maladies de
l’Organisation mondiale de la santé,
qui fait référence, la
dépendance aux réseaux sociaux n’est pas reconnue en tant que
telle »,
rappelle Marie Grall-Bronnec, psychiatre
addictologue au CHU de Nantes (Loire-Atlantique) et responsable
médicale de l’Institut fédératif des addictions
comportementales.

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