Deux chercheuses du Cégep à L’Assomption mobilisées pour l’autonomie des femmes de la République démocratique du Congo
Fabrice Samedy | 6 mai 2026 | 13:27
Courtoisie du Cégep de Lanaudière à L’Assomption. Marie-Pier Villeneuve et Nancy Caouette, deux chercheuses du Centre collégial d’expertise en innovation sociale (CERESO) du Cégep de Lanaudière à L’Assomption, ont participé à une mission de mobilité professionnelle à Namur, en Belgique, du 22 février au 5 mars.
Cette mission avait pour but de construire les bases d’un projet de coopération internationale visant l’autonomisation des femmes du Sud-Kivu, une province de la République démocratique du Congo. Elle a réuni des partenaires du Québec, de la République démocratique du Congo (RDC) et de la Belgique. Ce premier contact a permis de tisser des liens humains et professionnels solides, d’identifier des pistes concrètes de collaboration et d’ouvrir la voie à de futures mobilités professionnelles. La poursuite des travaux au Québec, en Belgique et possiblement en République démocratique du Congo est envisagée.
« De mon point de vue, toute expérience de mobilité professionnelle représente une occasion de coopération enrichissante, mais celle-ci avait quelque chose de particulier », a souligné Marie-Pier Villeneuve.
Madame Caouette a, quant à elle, indiqué que cette démarche était ancrée dans un espace de dialogue porteur.
« Cette expérience m’a profondément marquée par la qualité des rencontres et la richesse des échanges. Elle m’a permis de prendre part à un espace de dialogue où les réalités se rencontrent avec respect et ouverture. Le maillage international du projet met en lumière à la fois la complexité des enjeux et la force des solidarités possibles. C’est dans cette réciprocité des échanges que j’ai réellement senti la portée du projet », a-t-elle expliqué.
Trois axes d’intervention prioritaires adaptés aux réalités locales ont été identifiés au cours de ces échanges :
- La construction d’une maternité où les femmes pourront accoucher en toute sécurité et recevoir des soins de santé adaptés à leur condition afin de diminuer le nombre de morts en couche.
- La création d’entreprises collectives en agriculture et en élevage soutenant la production alimentaire assurée à environ 70 % par les femmes de la région.
- La mise en place de programmes de microfinance offrant aux femmes des leviers d’épargne et de financement adaptés à leurs moyens (faibles ou modestes).
La mission a aussi laissé place à plusieurs visites locales ainsi qu’à des présentations.
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