Dominique de Villepin candidat à la présidentielle de 2027 ? « Je veux réunir les Françaises et les Français », dit-il sur TF1
- Dominique de Villepin, visé par une enquête du Parquet national financier, reste flou sur ses ambitions pour la présidentielle de 2027.
- « Je veux réunir les Françaises et les Français. C’est pour cela que j’ai un maître mot : le rassemblement », a répondu l’ancien Premier ministre sur TF1.
- « Je ne viens pas vous dire aujourd’hui ‘moi, moi, moi’. C’est le cadet de mes soucis, j’ai 72 ans, je n’ai que des coups à prendre », a-t-il ajouté.
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Élection présidentielle 2027 : la course aux candidatures est déjà lancée
Ira-t-il lui aussi ? L’ancien Premier ministre et président de « La France humaniste », Dominique de Villepin, n’est pas officiellement candidat à l’élection présidentielle de 2027, même s’il ne cache pas ses ambitions. Invité d’Adrien Gindre dans « Bonjour ! La Matinale TF1 » ce mercredi 27 mai, il a précisé ses intentions, à la lueur de la multiplication des candidatures et des déclarations de Raphaël Glucksmann la veille au 20H de TF1 – le chef de file de Place publique dit se donner « trois mois »
avant de décider s’il sera candidat ou non. « Je ne viens pas vous dire aujourd’hui ‘moi, moi, moi’. C’est le cadet de mes soucis, j’ai 72 ans, je n’ai que des coups à prendre donc oublions cette partie-là »
, a répondu Dominique de Villepin. « Je viens vous dire ‘nous, nous, nous’. Nous sommes dans une situation extrêmement difficile sur le plan national, européen et international et nous devons reprendre les choses en main. »
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Interrogé sur son envie de réunir sa famille politique, Dominique de Villepin a rétorqué : « Je ne veux pas réunir ma famille politique, c’est aussi le cadet de mes soucis. Moi je veux réunir les Françaises et les Français. C’est pour cela que j’ai un maître mot : le rassemblement. Et le rassemblement, cela évoque naturellement le gaullisme, et le gaullisme nous donne une méthode, c’est l’intérêt général, c’est le pragmatisme »
, a-t-il ajouté.
Il faut donc, avant l’élection présidentielle, réunir les conditions d’une majorité
Il faut donc, avant l’élection présidentielle, réunir les conditions d’une majorité
Dominique de Villepin
Le spécialiste des questions géopolitiques voit plus loin que la seule présidentielle de 2027, estimant qu’il faut également penser aux élections législatives qui suivront. « Il y a au moins deux haies à franchir : l’élection présidentielle, mais l’élection présidentielle qui ne conduirait pas à une majorité ne servirait à rien. Nous nous retrouverions avec quelqu’un d’autre qu’Emmanuel Macron à l’Élysée, mais dans un pays tout autant bloqué. Il faut donc, avant l’élection présidentielle, réunir les conditions d’une majorité. On voit bien que la gauche est complètement divisée, que le centre est divisé pour ne pas dire explosé, tous ceux qui sont partis trop tôt sont en train de descendre et cela va continuer. À partir de là il faut choisir celui ou celle qui sera le mieux placé pour rassembler. C’est un exercice difficile pour la politique française mais il faut être à la hauteur de l’événement. »
Deux statuettes dans le viseur du PNF
Le 19 mai dernier, le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire sur des statuettes reçues par Dominique de Villepin lorsqu’il était ministre, et qu’il a ensuite conservées. Cette enquête a été ouverte « des chefs de recel de détournement de fonds publics et toutes infractions connexes »
, « sur la base des éléments portés à sa connaissance »
, et concerne « les conditions dans lesquelles une statuette et un buste auraient été offerts à Dominique de Villepin, alors qu’il était ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004, puis conservés par celui-ci »
, a expliqué le PNF.
L’ex-Premier ministre a reconnu le 10 mai avoir commis « une erreur »
en acceptant deux statuettes en cadeau lorsqu’il était au Quai d’Orsay, tout en rappelant qu’il « n’y avait pas d’encadrement de ces situations à l’époque »,
et a dit les avoir rendues au ministère le 4 mai. Les deux statuettes en question représentent Napoléon et ont été payées par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, et par l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci. Robert Bourgi, figure de la Françafrique, a déclaré qu’elles avaient été achetées 75.000 euros et 50.000 euros. Des chiffres contestés par l’entourage de Dominique de Villepin, qui évoque des montants « quatre à cinq fois inférieurs »
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