Devant l’épidémie du virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC), les probabilités que le Canada voie une explosion de cas sont très faibles.
Ce n’est pas [un virus] facilement transmissible, mais il peut provoquer une maladie très grave
, précise le Dr Isaac Bogoch, spécialiste des maladies infectieuses à l’Hôpital général de Toronto. Il est principalement transmissible par excréments, comme l’urine, les selles, le sang, la salive et même le sperme.
La variante Bundibugyo du virus Ebola, inquiète le domaine de la santé, puisqu’il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement.
Cette fois-ci, l’éclosion est quand même un peu différente que les précédentes. Il y a des signaux qui sont un peu inquiétants, alors il faut être prêt, mais le risque général pour la population demeure très faible
, ajoute le Dr Jérôme Leis, directeur médical de la prévention des infections à l’Hôpital Sunnybrook.
Si quelqu’un atteint du virus Ebola arrive au Canada, il est extrêmement peu probable qu’il y ait une épidémie.
Dr Bogoch mentionne qu’initialement, les tests de dépistage étaient erronés. Les gens étaient malades, se faisaient tester et les résultats étaient négatifs, jusqu’à ce qu’une personne envoie un échantillon à l’Institut national de recherche biomédicale à Kinshasa […] et que les chercheurs concluent que le test était positif
, raconte-t-il.
Pour rappel, un individu revenu d’un voyage d’Afrique de l’est fait actuellement l’objet d’un dépistage en Ontario pour le virus Ebola, a confirmé le ministère de la Santé de la province. Même si le risque est jugé « élevé » en Afrique centrale, il est considéré comme « faible » à l’échelle internationale, explique l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Période de solidarité
Dr Bogoch estime que le Canada doit aider les pays à revenu faible et intermédiaire, puisqu’il s’agit d’une épidémie d’une ampleur importante [dans quelques pays d’Afrique]
.
Nous traversons une ère marquée par l’émergence d’infections zoonotiques.
Par ailleurs, un groupe de travailleurs humanitaires, dont des membres de la Croix-Rouge canadienne, se rendra dans les prochains jours en RDC afin d’offrir du soutien psychologique et d’accompagner des personnes vers les centres de traitement.

Un travailleur de la de santé prend la température d’un motocycliste traversant le point de contrôle au nord de la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, le 20 mai 2026.
Photo : Reuters / Arlette Bashizi
Une équipe d’experts en santé publique et en logistique est déjà partie pour la RDC, confirme Chiran Livera, responsable des opérations de la Croix-Rouge canadienne.
L’OMS recensait mercredi plus de 600 cas suspects et 139 décès présumés.
Avec les informations de Jérémie Bélanger
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