13/05/2026
Il y a des hommes dont le parcours force le respect. Edmond Arnac est de ceux-là. Né le 7 juillet 1939 à Rochessadoule, dans une famille de mineurs, sixième enfant d’une fratrie de onze, rien ne le prédestinait à une vie hors du commun. Et pourtant.
De l’armée de l’air à la Gendarmerie nationale
À seulement 17 ans, Edmond s’engage dans l’armée de l’air à Orléans. S’ensuivent des années de service intense, entre l’Algérie, le Tchad et la Nouvelle-Calédonie. Il intègre ensuite la Gendarmerie nationale, où il devient officier de police judiciaire, toujours guidé par la même boussole : la rigueur et le sens des responsabilités.
Son parcours militaire connaît alors un tournant exceptionnel. Durant la période la plus troublée de la Ve République, alors que le Général de Gaulle est menacé par l’OAS, Edmond Arnac est choisi pour assurer sa garde rapprochée. Quatre années durant, il veille sur celui qui incarne la France, une mission dont il parle encore avec une fierté intacte. « J’ai eu l’honneur de servir la France et de protéger mes concitoyens », confie-t-il simplement, comme si cela allait de soi.
Un entrepreneur pionnier à Saint-Ambroix
Des problèmes de santé l’immobilisent près de trois ans et l’amènent à quitter la gendarmerie. Mais Edmond Arnac n’est pas homme à rester en retrait. En 1968, il ouvre l’Hôtel Arnac à Saint-Ambroix, l’un des premiers et des rares établissements hôteliers du territoire à l’époque. Un pari audacieux, relevé avec le même sens du devoir qui a toujours guidé sa vie.
Un homme de terrain et d’engagement
Loin de se contenter de gérer son établissement, il s’investit pleinement dans la vie locale. Président de l’association des commerçants de Saint-Ambroix pendant 8 ans, succédant à Daniel Pialet, ancien maire de la commune, président du comité des parents d’élèves du collège pendant 5 ans, responsable des équipes catholiques de la paroisse pendant 30 ans… Edmond Arnac n’a jamais compté son temps lorsqu’il s’agissait de servir les autres.

Toujours sur le pont
Aujourd’hui, à 86 ans, il est toujours là. On l’a encore croisé la semaine dernière, droit et digne, lors de la cérémonie de commémoration du 8 mai. Ces rendez-vous du souvenir, il ne les rate jamais. Où qu’il soit, il trouve le moyen d’y assister. « Je me dois d’honorer la mémoire de ceux qui sont morts pour la liberté, quelle que soit leur origine ou leur nationalité », dit-il avec une conviction que les années n’ont pas entamée.
Déjà, il se prépare pour les cérémonies de juin et de juillet, impatient d’enfiler son costume et d’accrocher ses médailles avec fierté pour rendre hommage à ceux qu’il appelle affectueusement « les courageux ».
Edmond Arnac est de cette génération qui n’a pas choisi la facilité. Une vie entière au service de la France, de sa commune et des autres. Un exemple rare, et précieux.
Photo : Peacock Prod Droits réservés

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