Hantavirus : la France appelle à « une coordination plus étroite » avec les autres pays et assure que « la situation est sous contrôle »
Alors que plane l’ombre des stocks de masques insuffisants et de places limitées dans les hôpitaux, la ministre de la Santé a affirmé que, cette fois-ci, le pays était prêt à affronter une nouvelle épidémie. « À la suite du Covid, nous sommes sur la trajectoire prévue de reconstitution des stocks de masques, donc nous n’avons pas d’inquiétude sur le sujet. Sur les places d’hospitalisation, nous n’avons eu aucune difficulté à trouver les places », a-t-elle indiqué. Emmanuel Macron a assuré de son côté que « la situation est sous contrôle » du gouvernement.
Une Française dans un « état grave »
Pour le moment, seule une Française – une croisiériste de 65 ans – se trouve dans un « état grave ». Elle présente « la forme la plus sévère de la présentation cardiopulmonaire ». En conséquence, pour lui assurer « une oxygénation artificielle, elle a un poumon artificiel, une dérivation du sang pour permettre, on l’espère, de passer le cap, le temps que le poumon agressé par ce virus et les lésions de la paroi vasculaire puissent se rétablir », a précisé l’infectiologue Xavier Lescure, présent au côté de la ministre de la Santé lors du point presse.
« Face au risque sanitaire lié à l’hantavirus, une meilleure coordination internationale est indispensable. »
En revanche, les quatre autres passagers du bateau « vont bien » et « sont soumis à une surveillance médicale étroite » à l’hôpital, a souligné la ministre. Quant aux 22 autres cas contacts identifiés, ils sont « hospitalisés » ou « en cours d’hospitalisation », a-t-elle ajouté.
Stéphanie Rist a indiqué avoir renforcé les règles d’isolement pour contrôler au mieux la propagation du virus. Désormais, chaque cas contact identifié est dans l’obligation d’observer « une quarantaine renforcée en milieu hospitalier ». Un processus qui va dans le sens des recommandations du patron de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui recommande un isolement forcé dans un centre de quarantaine ou à domicile « pendant 42 jours à compter de la dernière exposition ».
Surveillance « étroite »
Un protocole pas respecté par tous les pays membres de l’Union européenne. Aux Pays-Bas, douze membres du personnel d’un hôpital néerlandais qui traite un patient positif à l’hantavirus évacué du navire de croisière « MV Hondius » ont été placés en quarantaine parce que des procédures n’ont pas été correctement suivies.
C’est pour ces raisons que la France appelle à une « coordination plus étroite » des protocoles sanitaires mis en place dans les pays de l’Union européenne. « Face au risque sanitaire lié à l’hantavirus, une meilleure coordination internationale est indispensable », a insisté Sébastien Lecornu.
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