Le 10 mai 2026, le Conseil régional de l’Est et le Projet gouvernance locale et communautés résilientes (PROLOG) ont signé le deuxième cycle d’une convention de subvention stratégique d’un montant estimé à 4,18 milliards de FCFA (environ 7,5 millions USD). Ces fonds sont destinés à financer sept projets structurants, couvrant l’éducation, la santé et les infrastructures routières, dans un contexte de pression accrue sur les infrastructures sociales et économiques.
Selon les parties, cette convention vise à « renforcer des équipements essentiels, avec une gouvernance coordonnée et des impacts mesurables ». Elles ont réaffirmé leur exigence de transparence et d’efficacité opérationnelle.
Dans le détail, près de 2,1 milliards de FCFA (environ 3,8 millions USD) seront affectés à la réalisation des projets d’éducation. Notamment dans les localités de Ndokayo à Bétaré-Oya, et de Doumé qui captent à elles seules 1,1 milliard de FCFA (près de 2 millions USD). Le reste, 1 milliard de FCFA (1,8 million USD) sera injecté dans les établissements d’enseignement secondaire de la ville aurifère de Batouri et de la localité forestière de Ndendeng, dans les environs du projet hydroélectrique de Lom Pangar.
Une enveloppe de plus d’1,5 milliard de FCFA (environ 2,7 millions USD), soit près de 36% du total, est dédiée aux projets structurants du secteur sanitaire. Ces fonds serviront à améliorer la qualité des services des hôpitaux de district de Yokadouma et de Ndélélé.
À Bertoua, le chef-lieu de la région de l’Est du pays, les fonds mis à disposition par le PROLOG visent l’amélioration de la mobilité urbaine autour du pont sur la rivière Djadombé. L’objectif de ce projet est de renforcer la résilience des quartiers riverains.
Au-delà des montants, l’enjeu est macroéconomique. Ces investissements soutiennent l’emploi local, améliorent le capital humain et réduisent les coûts logistiques. Le Conseil régional et le PROLOG misent sur un suivi renforcé pour sécuriser les retombées socioéconomiques durables.
Pour rappel, le PROLOG est une initiative quinquennale (2024-2029) financée à hauteur de 189 milliards de FCFA (environ 300 millions USD) par la Banque mondiale. Qui, au début de 2026, a exprimé des inquiétudes face au faible taux de décaissement (environ 9% fin novembre 2025) et envisageait une réduction des fonds.
Cette initiative vise à renforcer la décentralisation et à améliorer les services de base et la résilience climatique dans six régions du pays (Adamaoua, Est, Extrême-Nord, Nord, Nord-Ouest et Sud-Ouest).
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