En colonie de vacances à la Barbade, des enfants martiniquais ont-ils été victimes de maltraitance ?

Dans un courrier de plusieurs pages adressé à la structure, plusieurs parents ont déploré la façon dont la prise en charge a été réalisée lors de ce séjour. Ils parlent de maltraitance morale, de mise en danger des enfants, d’humiliations, d’injures, de problème de nutrition. C’est la directrice de l’association qui est mise en cause.

Une action en justice est envisagée avec un avocat.

« Nous avons envoyé des enfants des enfants joyeux, pétillants, contents. Nous avons reçu des enfants brisés, des enfants affamés, des enfants amaigris, qui nous disaient avoir subi des humiliations, des violences psychologiques, qui ont eu des intoxications alimentaires. Ils ont subi des insultes et tout ça de la part d’une seule personne, donc de la directrice qui a la responsabilité, la charge du bien-être de nos enfants, de l’épanouissement de nos enfants, de la mise en place du projet pour lequel on a payé et qui s’est retrouvé à être entre guillemets leur tortionnaire pendant tout le séjour. Et ça ne concernait pas que les enfants puisque c’était aussi le lot des animateurs. Qu’est-ce qu’on peut attendre sur des gens dont on ne sait pas quelle posture il joue exactement puisque de ce qu’on sait les animateurs qui ont fait retourner les dysfonctionnements ont été sanctionnés alors que la directrice par qui tout est arrivé continue d’exercer. Donc concrètement qu’est-ce qu’on peut attendre Je ne sais pas. »

interrogée par Florin Hossu

La mère de famille qui parle au nom des parents ne comprend pas qu’ils ne soient toujours pas reçus par la direction. « Nous devons attendre qu’il ait fini de faire tout ce qu’il a à faire pour qu’il nous reçoive, nous qui l’avons interpellé sur tout ce qui s’est passé pendant 14 jours« .

Une réunion tardive

Au niveau de la direction de l’association Génération CFASE, on déclare mener l’enquête pour connaître les faits et les raisons de la colère des parents.

« J’ai six parents qui ont envoyé un courrier disant qu’il s’était passé des choses qu’ils n’admettaient pas. Donc moi j’ai ouvert une enquête interne auprès de la direction et de l’équipe et je leur ai demandé de me préciser ce qui aurait pu causer cela. Donc je suis dans l’attente de ces retours. Moi je ne peux pas gérer dans la précipitation. J’ai convié les parents à une réunion le 19 août. À mon retour de centre puisque je pars en métropole avec un groupe aussi. De toutes les façons, il n’y a pas vraiment de choses aussi urgentes qu’on ne pourrait pas régler le 19. [Journaliste : Les parents parlent de mauvais traitements de sous-alimentation]. Oui mais aujourd’hui les enfants d’aujourd’hui ne sont pas faciles. Quand on parle durement à des enfants, si l’enfant juge que parce qu’il est parti, parce que ses parents ont payé, qu’il a le droit de tout faire. Je regrette, nous sommes un organisme d’éducation, pas de bordel ni de quoi que ce soit. [Journaliste : Une jeune fille insultée de « pute » par un encadrant] Je pense qu’il faut relativiser les choses. Moi, je ne peux pas avancer ce qui a été dit ce qui n’a pas été dit. Mais si ça a été fait, c’est une faute pédagogique [Journaliste : La directrice est clairement pointée du doigt]. Oui, parce que c’est quelqu’un qui a son caractère, je l’avoue, peut-être qu’elle a été dépassée par les choses, je n’en sais rien. Mais que les enfants aient envie de prendre la tête de la directrice et de charger la directrice, peut-être que c’est un peu aller trop loin. »

« Je n’ai pas les rapports, je n’ai pas encore mis tout le monde en situation d’entretien pour savoir comment les choses se sont passées. Moi, il faut un temps pour rencontrer chacune des personnes. Je parle de l’équipe avant d’aller devant les parents 14 jours ça me convient et 14 jours ça devrait convenir aux parents puisque pas d’urgence. Si nous constatons que ce directeur a dépassé les limites ou s’est laissé dépasser, peut-être qu’elle n’aura plus la possibilité de partir à l’étranger. »

Jean-Jacques Christophe, administrateur délégué de l’association Génération CFASE

Une rencontre est prévue le 19 août avec les parents.

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.