De notre correspondant à Conakry, Tangi Bihan
Les interviews d’anciens membres des orchestres nationaux, comme le regretté saxophoniste Maître Barry, succèdent aux archives de concerts du chanteur Sory Kandia Kouyaté ou du Bembeya Jazzy, avec, en fond sonore, le morceau Beni Barale et d’autres classiques du répertoire des années 1960 et 1970.
Le son de la révolution est un film nostalgique de la première République et de sa révolution culturelle. Cette musique traditionnelle qui tenait tant à cœur au président d’alors, Sékou Touré. « Il a beaucoup promu la musique et la culture en général », rappelle Hans-Jörg Heinrich, réalisateur du documentaire, « il a dit d’aller dans les villages et, qu’à partir du folklore, il fallait créer des orchestres, mais modernisés, et ça c’est important. Il ne fallait pas reproduire la musique d’avant, en français, c’était interdit », relate le documentariste.
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C’est l’époque de l’« authenticité » africaine : « L’authenticité, ça veut dire jouer la musique de folklore, mais pas rester dans le folklore. Parce que tous les instruments étaient là : trompette, saxophone, batterie. Les musiciens ont utilisé ça, et ils l’ont modernisé », analyse Hans-Jörg Heinrich.
Un documentaire comme un cours d’histoire de la musique à destination de la jeunesse, donc. Mais aussi un appel à la préservation des archives de l’histoire de la Guinée. Hans-Jörg Heinrich a en effet eu beaucoup de difficultés à collecter ces documents, éparpillés entre la Guinée, la France ou l’Allemagne.
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