Épidémie d’Ebola au Congo : plus de 3 000 personnes infectées, près de la moitié décédées.

Selon les dernières données du gouvernement de la République démocratique du Congo, le pays a enregistré 3 075 cas d’Ebola, dont 1 354 décès et plus de 750 patients toujours en traitement ou en isolement.

L’épidémie touche actuellement les provinces d’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Haut-Uele et de Tshopo, l’Ituri étant l’épicentre avec le plus grand nombre de cas et de décès. Selon les experts de la santé , le taux de mortalité de l’épidémie avoisine les 44 %, ce qui témoigne de la dangerosité du virus Bundibugyo – une variante rare d’Ebola pour laquelle il n’existe actuellement aucun vaccin homologué ni traitement spécifique.

L’OMS a déclaré l’épidémie d’Ebola au Congo et en Ouganda comme une urgence de santé publique de portée internationale. (Photo : GI)

Face à cette situation complexe, la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a déclaré que le gouvernement coordonne ses efforts avec ses partenaires internationaux afin d’accélérer la recherche sur les vaccins et les traitements. Le gouvernement a alloué 50 millions de dollars à la lutte contre la maladie, en plus du soutien apporté par les organisations internationales.

S’exprimant le 24 juillet, elle a indiqué espérer que des vaccins et des traitements seraient disponibles « d’ici deux à quatre mois ». Elle a également précisé que le gouvernement finançait la recherche, sans toutefois révéler le stade de développement. Parallèlement, l’université d’Oxford (Royaume-Uni) a lancé des essais cliniques du vaccin ChAdOx1 BDBV afin de prévenir cette souche du virus.

Les efforts déployés pour maîtriser l’épidémie se heurtent à de nombreux obstacles liés à l’instabilité sécuritaire, à l’insuffisance du système de santé et aux difficultés logistiques. Le Premier ministre Suminwa a souligné : « La priorité actuelle est de garantir une gestion logistique optimale », depuis le matériel de laboratoire, l’approvisionnement en eau et en oxygène jusqu’aux ambulances et aux véhicules nécessaires aux inhumations en toute sécurité.

Par ailleurs, la méfiance du public et la désinformation continuent d’entraver les efforts de recherche des contacts et d’isolement. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) avertissent que le nombre réel de cas pourrait être beaucoup plus élevé en raison de la surveillance limitée dans les zones reculées ou touchées par des conflits.

L’épidémie s’est également propagée au-delà des frontières du Congo. L’Ouganda a recensé 20 cas et 2 décès, tandis que la France a détecté des cas importés et qu’un citoyen américain travaillant au Congo a également été testé positif au virus. Le gouvernement congolais renforce les contrôles aux points de passage frontaliers et appelle à une vigilance accrue dans les zones à forte concentration de réfugiés afin de prévenir toute nouvelle propagation de la maladie.

Source : https://congluan.vn/dich-ebola-tai-congo-hon-3000-nguoi-mac-benh-gan-mot-nua-tu-vong-post354866.html

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