« Et j’ai fermé les yeux… »: l’histoire de Yoane Wissa, l’attaquant du Congo qui a failli perdre la vue
Sous le coup de l’adrénaline, Wissa ne comprend pas de suite que son agresseuse, condamné à dix-huit ans de prison et qui n’en était pas à son coup d’essai pour kidnapper un enfant, lui a aspergé un liquide acide dans les yeux. « Ça me brûlait et je n’arrivais plus à respirer. »
« J’aurais pu avoir plus de séquelles »
Opéré en urgences, Wissa mettra six mois à retrouver l’intégralité de la vue. « Si j’avais été pris en charge plus tard, j’aurais pu avoir plus de séquelles », dit encore l’attaquant, en instance de départ cet été-là à Brentford et alors qu’il doit gérer une blessure autant physique que psychologique.
Quand il arrive chez le promu de Premier League, ses débuts sont timides, perturbés en plus par une petite blessure au pied. Si sa première saison, puis la deuxième, n’ont pas été des modèles de totale efficacité (14 buts en 68 matchs), la suite a ressemblé à quelque chose d’une belle aventure, à force de détermination.
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Dans une interview accordée à Ouest-France, Christophe Pelissier, son entraîneur à Lorient, disait de son ancien joueur, quelques jours après lui avoir rendu visite à l’hôpital : « Ce qui m’a frappé chez lui, c’est sa volonté de fer et sa capacité à ne jamais abandonner. »
« Je ne suis qu’une pièce du puzzle »
Une volonté qu’il a emmenée en Angleterre, pour finir meilleur buteur de l’histoire de Brentford en Premier League (49 réalisations), en janvier 2025, quelques mois avant un départ dans la tourmente pour Newcastle.
L’été passé, alors que les Magpies font le forcing pour recruter l’international congolais pour remplacer Isak, parti à Liverpool, Wissa fait le coup de force, supprime toute appartenance publique à Brentford et demande publiquement au club anglais « de tenir sa promesse », tout en l’accusant de « me faire indûment obstacle ».
Wissa a obtenu son transfert, négocié aux alentours de 60 millions €, et il a découvert la Ligue des champions malgré une blessure qui l’a éloigné des terrains de mi-août à début décembre, et désormais la Coupe du monde. Contre le Portugal, il a été le premier buteur de l’histoire du Congo au Mondial pour arracher un partage (1-1), puis il a largement participé au succès contre l’Ouzbékistan, pour valider un billet pour les 1/16 de finale.
« Je ne suis qu’une pièce du puzzle », a-t-il humblement répondu, non sans cacher sa fierté d’être le meilleur buteur d’un groupe « historique », qui sera opposé à l’Angleterre ce mercredi. Avec des vues sur les huitièmes de finale ?
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