Samuel Okudzeto Ablakwa, le ministre des Affaires étrangères (ph)
Le gouvernement ghanéen a officiellement saisi l’Union Africaine (UA) afin que les attaques xénophobes récurrentes en Afrique du Sud soient inscrites à l’ordre du jour de sa prochaine réunion de mi- année.
Dans une lettre adressée au président de la Commission de l’UA, le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a qualifié ces attaques de « question d’intérêt continental urgent » et a appelé à une action coordonnée des dirigeants africains.
Dans sa lettre à l’UA, Accra a averti que ces violences menacent l’unité africaine et la sécurité des ressortissants étrangers résidant en Afrique du Sud. La préoccupation évoquée devra être abordée lors de la huitième réunion de coordination de mi- année de l’Union Africaine, qui se tiendra à El Alamein du 24 au 27 juin.
Préoccupations soulevées
Le Ghana a déclaré demeurer profondément préoccupé par les incidents répétés de violence xénophobe en Afrique du Sud, qui, selon lui, ont entraîné des morts, des destructions matérielles et une insécurité croissante pour les ressortissants africains vivant dans le pays.
Le gouvernement a déclaré que la persistance des attaques est particulièrement préoccupante compte tenu du soutien apporté par de nombreux pays africains à l’Afrique du Sud durant la lutte contre l’apartheid.
Tout en reconnaissant la souveraineté de l’Afrique du Sud et sa responsabilité de maintenir l’ordre public, le Ghana a fait valoir que les attaques visant les migrants africains portent atteinte aux principes de solidarité africaine, d’unité continentale et de panafricanisme.
Selon la lettre, ces violences violent la Charte des droits de l’homme et des peuples de l’Union africaine et menacent les objectifs plus larges de l’intégration africaine, notamment les ambitions de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).
Le Ghana a également averti que ces attaques vont à l’encontre des efforts déployés pour promouvoir la libre circulation, réduire les barrières commerciales et construire un marché commun africain.
Appel à l’UA
Le ministre Ablakwa a exigé que le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, agissant sous l’autorité du président de l’UA, et le président burundais, Évariste Ndayishimiye, examinent quatre mesures lors des délibérations.
Il s’agit entre autres d’inscrire la question à l’ordre du jour de la huitième réunion de coordination de mi- année, conformément au règlement intérieur, et de renforcer les mécanismes de suivi de l’UA afin d’aider les États membres à respecter leurs obligations en vertu de l’Acte constitutif de l’UA et de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.
Il a également proposé la mise en place d’une mission d’enquête chargée d’examiner les causes profondes des violences xénophobes en Afrique du Sud et de recommander des mesures correctives, ainsi que la facilitation du dialogue et des initiatives de réconciliation pour promouvoir la tolérance, l’inclusion et l’unité continentale.
Mensah,
Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria
– Joindre la rédaction de koaci.com (+228) 98 95 28 38 ou koaci.ghana@gmail.com –
Par Koaci
Crédit: Lien source