Face à des coûts logistiques jugés déraisonnables, le président ghanéen John Mahama a annoncé que l’État ne prendrait pas en charge le voyage des supporters pour la Coupe du Monde 2026.
C’est un coup de froid pour les supporters des Black Stars. Le gouvernement ghanéen a officiellement douché les espoirs d’un encadrement étatique pour le voyage vers le tournoi mondial. Le président John Mahama a tranché en faveur d’une stricte discipline fiscale, affirmant que les caisses publiques ne pouvaient pas être sollicitées pour financer les déplacements, l’hébergement ou la billetterie des comités de supporters.
L’argument financier est sans appel. Selon les estimations présentées par le chef de l’État, l’enveloppe globale requise s’élève à près de 11 000 dollars par supporter. Ce montant intègre les billets d’avion, la restauration, les tickets d’accès aux stades et le logement. Une facture jugée « largement au-delà » des capacités actuelles du trésor public ghanéen, alors que le pays concentre ses efforts de reconstruction économique sur des secteurs prioritaires.
Si la décision préserve le budget national, elle pose la question de l’ambiance dans les tribunes lors des premièresrencontres de la sélection ghanéenne. Pour contourner ce manque à gagner populaire, les autorités comptent sur la forte diaspora ghanéenne établie sur le continent américain pour porter la voix du pays. Sur le terrain, les joueurs devront s’adapter à cette configuration inédite, tandis que la grande majorité des fans locaux suivra la compétition à distance.
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