Perché sur sa falaise escarpée de Grande-Terre, à deux pas de Sainte-Anne, l’hôtel semble dominer le monde autant qu’il nous en coupe. D’abord grâce à sa piscine, comme suspendue dans les airs, au bord du vide, qui s’ouvre sur un panorama à 180°, parmi les plus spectaculaires des Antilles : la plage de la Caravelle – l’une des plus belles au monde –, la Dominique et Marie-Galante constellent ce bleu à perte de vue… Cocktail en main, servi depuis le petit bar immergé, l’évasion est instantanée. Son restaurant, Le Grand Bleu, qui la surplombe, y déploie une gastronomie d’exception tout en mettant à l’honneur les produits du terroir : ouassous (crevettes locales) à la plancha, tagliatelles à la langouste, risotto pimenté avec banane plantain rôtie et coco.
Pour dormir, 33 bungalows, 12 suites et 3 luxueuses villas (piscines intégrées) – de 400 à 630 m² – sont dispersés au cœur d’un jardin tropical somptueux où l’on déambule comme dans un rêve. En contrebas, accessible à pied ou en voiturettes de golf, sa petite plage privée est sans conteste l’une des perles des Caraïbes. Restaurant les pieds dans le sable (si blanc), lagon turquoise à 30° entouré de cocotiers et de « beds » XXL moelleux. En bonus, en fin de journée, le spa (by Sisley) propose soins et massages face à l’océan, pour récupérer…
Route de Sainte-Anne, 97180 Sainte-Anne. Tél. +590 (0) 5 90 88 25 78, toubana.com. Bungalows à partir de 350 euros la nuit et la villa dès 1 200 euros (avec deux chambres).
Une oasis en Basse-Terre : Le Jardin Malanga
Niché entre les fumerolles de la Soufrière, le volcan emblématique de l’île, et la petite ville côtière de Trois-Rivières, ces six hectares de bonheur invitent à une déconnection absolue. Manguiers, caféiers, bananiers, arbres à pins, et bananiers y sont harmonieusement disséminés pour former une petite jungle digne d’un voyage dans le temps. Entourant son ancienne maison coloniale (datant de 1927) et ses trois cottages d’exception ainsi que sa petite piscine, sublime, offrant une vue à couper le souffle, avec les îles des Saintes – accessibles en 15 minutes de bateau – à l’horizon. Grandiose. Pour se régaler, son restaurant, « La Panga », est une adresse incontournable de l’archipel. Ici, pas de carte : le chef compose chaque jour un menu unique au gré de son marché matinal. Produits frais locaux, de saison et (souvent) du jardin. Réservation indispensable, même si on loge sur place.
60, route de l’Hermitage, 97114 Trois-Rivières. Tél. +590 590 926 757, jardinmalanga.com. Chambre à partir de 299 euros la nuit.
Où s’offrir du bon rhum ?
Le vrai nectar : Distillerie Papa Rouyo
Quitter la Guadeloupe avec du (bon) rhum, c’est emporter un bout de son histoire et de son âme avec soi promettent les anciens ! Mais devant la pléiade de distilleries qui parsèment l’archipel, le choix peut vite tourner au casse-tête créole. Si les mastodontes tels Bologne, Longueteau, Bielle et Montebello demeurent incontournables, un « petit nouveau » s’est savoureusement invité dans la danse.
Cannes à sucre coupées à la main – méthode ancestrale devenue rarissime – sur la zone du Moule (sol et climat idéal), distillation dans de véritables cuves d’alambic importées de Charente, et vieillissement en fût de chêne neuf, le tout en transition bio… Papa Rouyo sait concocter de véritables rhums agricoles d’exception. En bonus, sa gamme élaborée avec des « finish » dans des fûts d’armagnac ou de porto est une pépite qu’il faut avoir goûté au moins une fois…
Rue de l’Habitation, route de Ste Claire, 97128 Goyave. Tél. +590590987469. Entre 45 et 120 euros la bouteille (achetée sur place).
Où en prendre plein la vue ?
À l’assaut de la réserve Cousteau ! : Gwada Pagaie
Sur place, au sein de ses petites cahutes en bois pleine de charme façon Robinson, l’adorable Mélissa vous sert le café au départ et le planteur (maison !) au retour. Entre-temps, à bord de l’un de ses kayaks, direction les Îlets Pigeon, le trésor le mieux préservé de Guadeloupe. Deux minuscules îles, sans âme qui vive, situées au large de la plage de Malendure, sur la commune de Bouillante, au cœur d’une réserve baptisée en l’honneur du célèbre explorateur français, qui a tant œuvré pour que cet espace soit ainsi protégé. Sous l’eau, jardins de corail, barracudas, poissons-lions, anges français, poulpes, hippocampes et tortues en pagaille vous attendent dans des eaux cristallines. Carte poissons (étanche !) fournie. Une vraie parenthèse enchantée.
Plage de Malendure, 97125 Bouillante. Tél. +590690939171. gwadapagaie.com. Location de kayak (3 h) 25 euros par personne.
Où se restaurer ?
Cadre de rêve pour papilles exigeantes : Habitation Desmarais
Blotti dans un jardin tropical luxuriant à l’ouest de Basse-Terre, ce havre de paix marie subtilement le bois, la pierre et tous les codes de l’architecture créole. Des espaces chaleureux très « cocon » en intérieur, avec son bar façon bateau à l’ancienne, donnant sur une vaste terrasse ombragée… tout respire la finesse, l’élégance, et l’authenticité. Dans l’assiette, accras de légumes aux sept épices, tartare de poisson à la tahitienne, vol-au-vent de dorade-crevette et noix de Saint-Jacques, belle caille de Guadeloupe farcie aux morilles… voyage garanti ! Petits concerts chaque semaine en bonus.
Rue Mauchanal, 97100 Basse-Terre. Tél. +590590817369. habitationdesmarais.com. Menu à 35 euros, plats entre 28 et 42 euros, desserts de 12 à 18 euros.
Le trésor des locaux: Koté Sud
Dans un cadre plus confidentiel, en Grande-Terre cette fois, près de Sainte-Anne, le restaurant Koté Sud est l’une des meilleures adresses locales. Quelques tables cachées au milieu d’une végétation agréable promettent un repas aussi paisible que savoureux. Son carré de porc miel-curry, ses langoustes grillées à la sauce chien, et son fondant au chocolat maison – cœur coulant à la noix de coco – changeront vos vacances…
16 Lotissement Doré Durivage, 97180 Sainte-Anne. Tél. +590590881731. kote-sud.fr. Plats de 27 à 89 euros (desserts entre 10 et 22 euros).
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