Guillaume Vuilletet en visite en Martinique pour échanger sur la souveraineté alimentaire

Le député martiniquais Jiovanny William a accompagné ce mercredi (24 juin) Guillaume Vuilletet, délégué interministériel à la souveraineté alimentaire des Outre-mer, pour une visite de terrain au sein d’une ferme aquacole au Marin puis d’une exploitation agricole au Gros-Morne.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des échanges engagés par le député martiniquais avec Catherine Chabaud, la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche afin de défendre les intérêts des producteurs.

À cette occasion, le parlementaire a présenté au représentant de l’État « trois points de blocage documentés qui pénalisent directement nos producteurs : un écart de compensation injustifié entre Martinique et Guadeloupe pour les mêmes poissons sur le même océan, des délais de versement d’aides insoutenables pour nos petites structures, et une décision de simplification administrative prise en 2020 — encore lettre morte en 2026. »

Vers des « plans de souveraineté alimentaire »

Le délégué interministériel explique les raisons de sa visite :

« Mon rôle, c’est d’accompagner les conférences de souveraineté alimentaire en Outre-mer, c’est-à-dire comment faire en sorte de renforcer l’autonomie alimentaire et agricole des Outre-mer. Non seulement alimentaire, mais aussi dans tout ce qui est débouchés de l’agriculture, l’industrie, la transformation, l’agro-énergie. Tous les débouchés à forte valeur ajoutée, donc c’est assez général. Mais spécifiquement sur la Martinique, d’une part je viens parce qu’il y a un colloque sur la chlordécone, évidemment je n’ai pas besoin de vous convaincre que c’est fondamental par rapport à la production agricole en Martinique et aussi parce qu’aller sur le terrain, (…) c’est fondamental pour comprendre les choses. »

Guillaume VUILLETET, Délégué interministériel à la souveraineté alimentaire des Outre-mer · ©interrogé par Dominique Legros et Florianne Amblard

À l’issue de cette rencontre, Guillaume Vuilletet a insisté sur la nécessité de traduire les travaux engagés en mesures concrètes. « À l’issue des conférences de souveraineté alimentaire, il va y avoir des plans de souveraineté alimentaire, c’est-à-dire d’une part un état des lieux, où est-ce qu’on en est, ensuite une projection », a-t-il indiqué.

Il sera ensuite chargé d’en faire « la synthèse pour voir comment on peut orienter l’action publique pour favoriser ces plans et donc renforcer cette autonomie ».

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