Haïti – Élections : la COHOSOC somme le CEP et le gouvernement d’agir

La COHOSOC exige l’organisation d’élections crédibles en 2026, faute de quoi elle réclame la démission du CEP et du Premier ministre. L’organisation dénonce un référendum jugé inconstitutionnel et appelle à garantir la sécurité pour un retour à l’ordre démocratique dès 2027.

Élections 2026 ou démission du CEP et du Premier ministre, exige la société civile (COHOSOC)

Port-au-Prince, 19 avril 2026 — Bureau central de l’Ouest

Le retour à l’ordre démocratique et constitutionnel a été rompu avec la fin du mandat des députés et d’un tiers des sénateurs. Le 13 janvier 2020 marque l’arrêt de l’exercice législatif, même si l’on devait admettre que des salaires aient été versés aux employés du Parlement ainsi qu’aux dix (10) autres sénateurs jusqu’au 9 janvier 2023.

Le Conseil présidentiel de transition (CPT), organe exécutif issu des démarches de la CARICOM dans l’objectif de faire avancer la situation, n’a pas hésité à désigner neuf (9) citoyens au Conseil électoral provisoire (CEP), bien que contestés, en vue d’organiser des élections dans le pays.

Aujourd’hui, doté d’autres missions que celles liées aux élections, le CEP est appelé à organiser un référendum jugé inconstitutionnel et rejeté par la population, qui reste vigilante face à toute violation de la Constitution. En effet, il est clairement stipulé que « toute consultation populaire visant à modifier la Constitution par voie référendaire est formellement interdite en Haïti ». La Communauté haïtienne des organisations de la société civile (COHOSOC) demeure unanime à défendre l’esprit et la lettre de la Constitution de 1987, fruit d’une large adhésion populaire visant à mettre fin à l’ordre politique dictatorial instauré en Haïti sous le régime des Duvalier pendant 29 ans.

Aujourd’hui, la société civile, à travers la COHOSOC, exhorte les conseillers du CEP à prendre les mesures nécessaires afin d’organiser des élections crédibles conformément à leur mandat au cours de l’année 2026.

Il leur est en outre déconseillé de jouer la carte dilatoire visant à prolonger leur maintien en fonction à des fins opportunistes. Ils sont appelés à redoubler d’efforts pour l’organisation d’élections inclusives dans les dix (10) départements et à mettre les gouvernants face à leurs responsabilités afin de garantir la sécurité, condition sine qua non à la réussite des joutes électorales. L’objectif est de permettre au pays de se doter d’élus dès le début du mois de février 2027 et de retrouver une stabilité durable.

Dans le cas contraire, le CEP et le gouvernement devront plier bagage et céder la place à des citoyens plus intègres, bénéficiant de la confiance de la population, afin de faciliter le retour à l’ordre constitutionnel et démocratique.

En conséquence, la Communauté haïtienne des organisations de la société civile (COHOSOC), ainsi que l’ensemble des organisations et institutions qui la composent, prendra les mesures nécessaires pour mettre fin à ce lourd fardeau imposé au peuple haïtien depuis trop longtemps.

Me Ebens EXANTUS, av.
Président

Rév. Marcelin DUPUY
Secrétaire

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