IMAGES. Alimentation de l’aéroport Maryse Condé en kérosène : une déviation du pipeline en cours, depuis la SARA
Les conditions n’étaient pas idéales, hier (mardi 4 août 2026), pour poursuivre le chantier de déviation du pipeline qui alimente en kérosène l’aéroport international Guadeloupe Maryse Condé, depuis le siège de la Société anonyme de raffinerie des Antilles (SARA), à Jarry (Baie-Mahault) ; la pluie a joué les trouble-fêtes.
Depuis quelques semaines, cet impressionnant chantier s’est installé entre l’entrée de Jarry et le pont de la Gabarre, afin d’y engager un nouvel itinéraire pour les tuyaux. Cette opération a demandé une grande préparation et une analyse minutieuse des sols, durant plus d’un an ; elle exige désormais, dans le feu de l’action, une vigilance de tous les instants, jusqu’à la fin des travaux prévue à la fin de l’année 2026.
À l’abri des regards, tout en étant à quelques mètres à peine de la route la plus fréquentée de l’archipel, la route nationale 1, les équipes techniques sont au milieu d’une intervention extrêmement délicate. Plus de 400 mètres de tuyauterie sont en train d’être insérés à environ 12 mètres sous la Rivière Salée.
« Là, on est sur la partie forage, qui a commencé depuis deux semaines et tout se passe vraiment très bien, avec une grande satisfaction. Tout à l’heure, le Pip va arriver. C’est un chantier où il y aura plusieurs phases, parce qu’une fois la tuyauterie arrivée côté Grande-Terre, nous n’aurons pas fini les travaux. »
Luc Vildina, responsable des opérations et adjoint au terminal SARA de Jarry
En effet, une fois le chantier déporté sur l’autre rive, il faudra procéder au raccordement sur le tronçon existant du pipeline, qui alimente le site aéroportuaire, aux Abymes. Au total, ce sont près de 900 mètres de nouvelles canalisations qui seront installées.
« On sécurise encore plus l’approvisionnement puisque, là, on fait passer une canalisation de 12 mètres sous le lit de la Rivière, un nouveau tronçon de tuyauterie, avec des revêtements spécifiques, qui tiennent compte de tous les retours d’expérience. Donc, là, on est vraiment dans la sécurisation, pour garantir en permanence de livrer l’aéroport, tout en respectant l’environnement ; à partir de là, on n’aura pas d’impact environnemental. »
Fabrice Elie Dit Cosaque, directeur qualité/hygiène/sécurité/sûreté/environnement/inspection de la SARA
Ce nouveau tracé libère en effet une grande partie du tronçon précédent, qui passait par la mangrove et datait d’il y a plus de 30 ans.
Le coût total de l’opération s’élève à 4 millions d’euros.
Crédit: Lien source