Industries extractives au Sénégal : ce que Diomaye Faye a dit, après une audience, au Comité national de l’ITE
Au cours de l’audience, Diomaye Faye a d’abord rappelé que «le pays confirme une trajectoire engagée depuis 2013 et figure parmi les références mondiales en matière de gouvernance extractive», au moment même où les premiers revenus pétroliers et gaziers, issus de Sangomar et de GTA, commencent à se matérialiser.
Le chef d’Etat a cependant «fixé un cap clair», rappelant que «la transparence (des ressources extractives) n’a de portée réelle que si elle se traduit dans la vie quotidienne» des populations sénégalaises. «Cela suppose des transferts effectifs vers les collectivités territoriales, un suivi rigoureux des titres miniers et pétroliers, l’achèvement du registre des bénéficiaires effectifs, la publication régulière de données fiables et accessibles, ainsi qu’une montée en puissance analytique du Comité national», rapporte la Présidence.
Le communiqué soutient enfin que «la richesse issue du sous-sol n’appartient à personne en particulier, (mais) elle doit consolider la cohésion nationale, réduire les inégalités et renforcer la souveraineté économique du pays».
Pour rappel, Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal, a entamé la renégociation des contrats pétroliers et gaziers pour rééquilibrer les gains au profit de l’État. Cette promesse de campagne majeure pourrait permettre générer d’importants gains financiers, incluant environ 1 900 milliards de FCFA sur le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA).
Crédit: Lien source