Joueurs qui doivent commander des fast-foods, soirées controversées… Comment le mondial du Sénégal a aussi viré au fiasco en coulisses
Un entraîneur sans contrat
Selon une enquête de Sport News Africa, les conditions de préparation étaient particulièrement chaotiques. Pape Thiaw a en effet planifié toute la compétition… sans le moindre contrat officiel. Après plusieurs mois de flou, le sélectionneur de 45 ans n’a finalement signé son nouveau bail que cinq heures avant le coup d’envoi du match d’ouverture contre la Norvège. Il avait pourtant assuré la veille que « tout était rentré dans l’ordre », mais ce n’était pas encore le cas.
Exaspéré par la situation, le coach sénégalais a même sérieusement envisagé de boycotter le banc de touche en guise de protestation. Une anecdote qui résume bien l’état d’esprit qui régnait à l’aube du mondial.
Une fédération déconnectée
Toujours selon les révélations de Sport News Africa, le staff technique et les joueurs n’étaient pas au bout de leurs surprises. Dès les premiers jours sur le sol américain, plusieurs dirigeants de la Fédération sénégalaise de football (FSF) semblaient bien plus investis dans les festivités que dans le parcours sportif de l’équipe. Soirées de gala, grands crus, cadeaux et dépenses faramineuses : la délégation a transformé le début du tournoi en une immense célébration, sous les yeux estomaqués des joueurs.
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Plusieurs responsables auraient largement profité des avantages liés à leur poste. Un vice-président invitait, par exemple, différents créateurs de contenus, des jeunes femmes notamment, dont la présence aux entraînements a surpris les joueurs et le staff technique.
Le personnel de l’hôtel où résidaient les Sénégalais s’est également plaint du comportement de certains cadres de la FSF. Certains joueurs, eux, étaient livrés à leur compte et allaient jusqu’à commander des fast-foods.
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Un trafic de billets
Pour couronner le tout, l’enquête pointe du doigt un système de revente de billets défaillant, une pratique observée chez d’autres fédérations. Des tickets officiels, fournis par la FIFA et initialement achetés 60 dollars, étaient revendus au prix fort autour de 350 dollars. Impossible de savoir si les bénéfices de ce marché noir atterrissaient dans les caisses de la FSF ou directement dans les poches des proches des dirigeants.
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