À peine écarté du banc marseillais, Habib Beye pourrait déjà retrouver un projet. Et pas n’importe lequel : celui de la sélection dont il a longtemps porté les couleurs.
Cette semaine, l’histoire entre le technicien et l’Olympique de Marseille s’est refermée. « Mon aventure se termine mais ce fut un vrai privilège d’être l’entraîneur de l’Olympique de Marseille », a lâché Beye au moment de tirer sa révérence, désormais remplacé sur le banc phocéen par Bruno Genesio. Fin de chapitre, donc. Ou presque, car un autre s’écrit peut-être déjà, à des milliers de kilomètres.
Thiaw fragilisé, un fauteuil qui vacille
Le contexte, il faut le rappeler. Au Sénégal, l’ambiance est électrique depuis l’élimination des Lions de la Téranga au Mondial 2026. Menés 2-0 face à la Belgique en huitièmes de finale, les hommes de Pape Thiaw se sont finalement inclinés 3-2 après prolongation. Un scénario cruel. La pilule, forcément, reste difficile à avaler du côté de Dakar.
Depuis, le sélectionneur encaisse les critiques, essentiellement pour ses choix tactiques lors de cette soirée maudite. Et le climat interne ne l’aide pas : le milieu Pape Gueye a annoncé faire une pause avec la sélection tant que l’actuel staff resterait en fonction. En voilà une déclaration qui n’a pas dû passer inaperçue dans les couloirs de la Fédération.
Pour autant, Thiaw ne compte pas rendre les armes. Selon la presse locale, il n’envisage pas de démissionner. Prolongé pendant même la compétition, l’entraîneur entend honorer son bail jusqu’au bout. Résultat : si l’instance sénégalaise veut vraiment tourner la page, elle devra procéder à un licenciement en bonne et due forme, indemnités à la clé. Reste que, crise oblige, difficile d’imaginer le technicien résister bien longtemps à la tempête.
Beye, le profil qui coche les cases
C’est là que le nom de Beye entre en scène. D’après L’Équipe, la recherche d’un successeur a déjà démarré, avec une exigence limpide : privilégier un technicien d’origine sénégalaise. L’idée ? Préserver la continuité du projet et l’identité de la sélection. Sur ce point précis, l’ancien coach du Red Star et du Stade Rennais coche presque toutes les cases.
Il faut dire que l’homme n’a jamais caché son ambition : diriger un jour une sélection nationale, et pourquoi pas celle qu’il a défendue en tant que joueur. Le timing, cette fois, semble particulièrement favorable.
Un seul bémol, tout de même. Toujours selon le quotidien sportif, Beye a jusqu’ici donné la priorité aux projets de club avant d’envisager l’aventure d’une équipe nationale. Une approche concrète le contraindrait donc à trancher : le défi sénégalais vaut-il le coup de bousculer ses plans ?
La réponse appartient désormais au principal intéressé. Mais une chose est sûre : entre un technicien libre et une Fédération en quête d’un visage familier, tous les ingrédients semblent réunis pour que le feuilleton s’emballe. À suivre de très près dans les prochains jours.
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