Le papa de De Bruyne était à Belgique-Sénégal, Kevin est revenu sur son remplacement : « L’entraineur avait raison »

« On se connaît depuis l’époque où Kevin jouait à Genk, confie Herwig. On avait convenu que s’ils passaient la phase de poules, on s’envolerait pour les États-Unis. »

C’est dans un aéroport au Brésil, alors que son fils découvrait la scène internationale, que nous avions croisé le père De Bruyne pour la première fois. Douze ans plus tard, son fils se retrouve au cœur de la fameuse polémique « has been ».

Rudi Garcia revient sur la polémique, Gilles Verdez l’allume : « Quand on voit comment joue son équipe, il ferait mieux de se concentrer sur ça »

« Je ne me prends plus trop la tête avec ça »

« Après toutes ces années, je ne me prends plus trop la tête avec ça, souffle Herwig. Tout est une question de moment. S’il sort un gros match, il sera à nouveau le meilleur. Et s’il n’est pas bon, on dira qu’il est trop vieux. En tant que famille, nous relativisons les commentaires. Contre la Nouvelle-Zélande, il a prouvé que lorsqu’on lui laisse un peu d’espace, il sait encore jouer au football. »

Son ami italien l’interrompt : « En 2006, l’Italie disait la même chose de Totti et Del Piero après le premier tour. Finalement, l’Italie a été sacrée championne du monde. »

Le père de De Bruyne n’a pas eu besoin de remonter le moral de son fils après les critiques. « Nous avons peu de contacts entre les matchs, je préfère le laisser tranquille. Je ne m’immisce pas. Il sait ce qu’il a à faire, il est professionnel depuis assez longtemps. »

Remy Gauthier a vécu la qualification des Diables Rouges face au Sénégal dans le stade à Seattle : « Irréel, lunaire, j’ai l’impression de rêver »

Stop ou encore ? « Cela dépendra de son corps »

Avant qu’il ne rejoigne son siège, il a répondu à une dernière question : son fils compte-t-il poursuivre sa carrière chez les Diables après la Coupe du monde ? « C’est une décision qu’il devra prendre lui-même. Cela dépendra de son corps. Il a quand même subi deux graves blessures et il a déjà 35 ans. Dix-huit ans de professionnalisme, cela pèse sur un organisme. De plus, il évolue à un poste qui exige énormément d’intensité. À d’autres postes, on peut jouer plus longtemps au plus haut niveau. »

Herwig n’interviendra pas quand Kevin devra trancher. « Je le connais : tant qu’il sent qu’il peut continuer, il le fera. S’il estime apporter encore une valeur ajoutée, il poursuivra. Je ne vais pas lui mettre la pression. Et en attendant, il essaiera d’épauler les jeunes. »

« La Belgique est une équipe ultra-moyenne »: un ex-international français taille les Diables rouges et Rudi Garcia (vidéo)

Kevin lucide à l’interview

Puis, place au match. Une rencontre au cours de laquelle De Bruyne a de nouveau déçu. Il a néanmoins eu la classe de s’expliquer sur sa performance en demi-teinte dans la zone mixte. « J’en ai discuté avec Charles (De Ketelaere). Nous avons eu du mal à trouver notre rythme car nous n’avons pas pressé très haut. Notre marquage individuel était trop statique, ce qui nous compliquait la tâche d’accélérer le jeu dès que nous récupérions le ballon. »

KDB a donc été remplacé à la 55e minute. « Ce n’est jamais agréable, mais les remplaçants ont fait la différence, donc l’entraîneur avait raison. Le pressing était plus intense et le jeu donc plus fluide. »

Croyait-il encore à un exploit ? « Après 60 minutes, oui. Après 80 minutes, plus du tout. »

Et a-t-il osé regarder le penalty de Tielemans ? « Oui, même si c’était un moment stressant. Youri réalise un travail formidable depuis dix ans et il est désormais le leader de l’équipe. Il est le lien parfait entre les deux générations dans la sélection. »

« We are Belgium » : quand cette particularité de la Coupe du Monde 2026 a rendu les buts des Diables face au Sénégal encore plus spéciaux (vidéo)

Une question qui n’a pas plu

C’est alors qu’un journaliste américain a posé une question qui lui a moins plu : « En étant remplacé, avez-vous pensé que vous veniez peut-être de jouer votre dernier match sous le maillot des Diables rouges ? » Après avoir dévisagé notre confrère, la réponse a claqué : « Non, cela ne m’a pas traversé l’esprit. »

Il s’est montré plus prolixe au moment de dresser un parallèle avec un autre 3-2 en Coupe du monde, celui contre le Japon. « J’ai déjà vécu beaucoup de matchs de ce genre, mais oui, sur le plan émotionnel et scénario, c’était comparable au Japon… »

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.