La Caravane des arts en tournée dans les écoles des Maritimes

La Grande tournée de la Caravane des arts débarque dans cinq écoles secondaires francophones des Maritimes. Au programme, des ateliers, des spectacles immersifs et des expériences en art visuel, en musique et en théâtre.

Coordonnée par André Bourgeois, sous la direction artistique du scénariste et comédien Jean-Sébastien Lévesque (chargé de cours en art dramatique), cette tournée vise à faire rayonner les trois départements des disciplines artistiques à l’Université de Moncton, c’est-à-dire les arts visuels, la musique et l’art dramatique. Une vingtaine d’artistes, étudiants actuels et récents diplômés, accompagnés de professeurs et d’une équipe de soutien, prennent part à cette tournée qui s’arrête dans cinq villes: Fredericton, Caraquet, Campbellton, Edmundston et Halifax. À chaque endroit, l’école se transforme en micro-festival. André Bourgeois souligne que cette tournée est l’activité culminante d’un projet de trois ans qui fait suite au forum sur l’éducation artistique tenu en 2025. Devant la diminution des inscriptions dans les programmes artistiques, cette tournée pourrait aussi s’avérer un bon moyen de stimuler l’intérêt des jeunes pour des études en art.

«C’est sûr que c’est une des issues espérées. Cela dit, la Caravane des arts, ce n’est pas une initiative de recrutement, c’est vraiment une initiative de rayonnement avant tout. Le rayonnement et le développement de cette relation-là avec les écoles permet de répondre à plusieurs questions des personnes qui considèrent peut-être faire des études dans les arts. Ça leur permet de voir un peu à quoi ça peut ressembler et quels sont les parcours de carrière», a déclaré André Bourgeois, en entrevue depuis la Polyvalente Louis-Mailloux à Caraquet où ils sont installés pour deux jours.

Chaque département menait déjà des activités de rayonnement en milieu scolaire. Ils ont décidé de combiner leurs forces pour créer cette grande tournée. Le directeur artistique Jean-Sébastien Lévesque explique qu’il a voulu donner une couleur un peu festive à l’événement en s’inspirant des caravanes nomades. Ils débarquent dans l’école avec leurs grands coffres remplis de matériel artistique et bouleversent la routine scolaire, afin de célébrer les arts.

«C’est un peu inspiré de l’ancien temps où une caravane arrive en ville ou dans un village quelque part et tout d’un coup, c’est la fête. […] On vient célébrer les arts. On est arrivés dans la polyvalente Louis-Mailloux, ce matin, les gens se demandaient ce qui se passe. […]. Et là, tout d’un coup, il y a de la musique, des lumières et toutes sortes d’affaires qui apparaissent. Et c’est nous!»

L’équipe s’installe dans un lieu central de l’école qu’il transforme en grande place où les trois départements ont des kiosques, permettant ainsi aux élèves de découvrir un peu chaque discipline. Durant la première journée, ils offrent divers ateliers participatifs préparés par chaque département et le lendemain, on propose un parcours artistique avec quatre différentes stations. Une suite de petits spectacles où les jeunes vivent différentes expériences.

 

Un parcours créatif

André Bourgeois explique que chaque station implique au moins deux disciplines artistiques ouvrant ainsi de nouvelles portes à la création.

«Par exemple, on a une station où on a deux ou trois musiciens, selon l’école, qui improvisent de la musique pendant qu’un artiste visuel dessine une œuvre, et ça, c’est projeté contre le mur. Et pendant ce temps-là, dans la classe, les élèves participants ont aussi des matériaux pour dessiner.»

Le parcours comprend aussi une projection d’art numérique, une composition de musique électroacoustique immersive ainsi qu’une performance de chant lyrique et de jeu masqué. Le théâtre d’ombres Bubble Gum formé d’anciens diplômés du département d’art dramatique présente également une prestation.

Jean-Sébastien Lévesque confie que c’est le genre d’événement artistique qu’il aurait aimé voir quand il fréquentait l’école secondaire. Les jeunes se posent peut-être des questions sur le métier d’artiste, sur ce qu’ils font concrètement pendant et après leurs études. Avec la Caravane, ils peuvent mieux saisir et comprendre les pratiques artistiques, estime-t-il. Il constate que les élèves manifestent beaucoup d’intérêt et posent plusieurs questions.

«Les artistes sont un peu les rêveurs, ceux-là qui avaient la tête un peu dans les nuages quand on était au secondaire, mais là, ils sont là en train de montrer ce qu’ils font pour vrai. Ça finit par toucher tout le monde», a exprimé Jean-Sébastien Lévesque. «Je dois avouer que c’est probablement un des plus beaux projets d’art pour essayer d’aller connecter avec la relève. C’est vraiment cool.»

Les écoles ont été choisies après qu’une invitation leur a été lancée. La sélection a été basée surtout sur l’enthousiasme de collaborer, a ajouté André Bourgeois. La tournée se poursuit jusqu’au 26 mai.

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