Plainte aux prud’hommes de Fort-de-France : le dossier UGTG, une affaire sur fond de tensions internes

Malgré une nouvelle demande de renvoi déposée par l’avocate de l’UGTG, la 5ème depuis que ce dossier a été dépaysé en Martinique, l’examen au fond a finalement été retenu par le conseil des prud’hommes de Fort de France.

Me Zig a débuté sa plaidoirie en rappelant que ce procès n’était pas celui du syndicalisme mais celui du respect des textes que doit un employeur à son salarié. Manuella Collé a été embauchée comme secrétaire administrative en 2009 après les événements du LKP. Elle s’occupait des branches de l’UGTG, notamment celle de l’UTS-UGTG.

Et l’avocate d’expliquer : « À partir de 2021, le management un peu paternaliste, voire permissif d’Elie Domota a été remplacé par celui beaucoup plus brutal de la nouvelle secrétaire générale Maïté M’Toumo ». En réponse, les 3 salariés du syndicat demandent en 2023 l’ouverture de négociations annuelles obligatoires. Parmi les revendications, l’application de la prime Bino issue des accords du même nom. Un accord sera finalement trouvé en juin 2024. 6 mois plus tard, Manuella Collé est licenciée pour inaptitude professionnelle. Aujourd’hui, elle réclame 236 000 euros au titre des dommages et intérêts.

« Alors 236 000 € c’est toutes les demandes confondues étant précisé que madame Collé a 15 ans d’ancienneté et qu’elle a 53 ans. Donc on a fait aussi une demande pour la perte de droit à la retraite parce que comme j’ai pu le plaider, quand on est ancienne salariée de l’UGTG, ce n’est pas forcément évident de retrouver un emploi en Guadeloupe. »

Me Zig, avocate de Manuella Collé

En réponse, l’avocate de l’UGTG affirme que l’accusation de harcèlement moral n’est pas caractérisée, ajoute que le syndicat a tout fait, au contraire, pour aider cette salariée. Enfin, Me Gelabale va jusqu’à soutenir que c’est, en réalité, le syndicat qui est victime dans ce dossier, en raison de l’exposition médiatique qu’il a généré.

Le conseil des prud’hommes a mis sa décision en délibéré au 30 septembre prochain.

À la sortie de l’audience, Me Gelabale, l’avocate de l’UGTG, n’a pas souhaité faire de commentaire.

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