Dans un post sur le réseau social X, le tribunal administratif (TA) de la Guadeloupe diffuse, ce jeudi 7 mai 2026, les chiffres-clés du contentieux électoral, au lendemain des municipales 2026 dans l’archipel. Il s’avère que les recours sont source d’une somme de travail importante pour la juridiction.
Deux déférés préfectoraux ont d’ores et déjà été tranchés et leurs sièges ont été retirés à des conseillers municipaux de Vieux-Fort et des conseillers communautaires de Pointe-à-Pitre.
3 mois pour statuer sur les 40 protestations et 5 déférés déposés
Au total, 40 protestations sont parvenues au TA ; celles-ci concernent 16 communes du département. Si l’on ajoute les 5 déférés dont le préfet est à l’origine, 17 communes sont concernées par ces dossiers.
Concernant les 8 communes de moins de 9000 habitants qui font l’objet d’une demande de procédure, le tribunal administratif dispose de trois mois pour statuer, à compter de l’introduction de la protestation.
Dans le cas des 9 autres, dont les populations dépassent les 9000 âmes, ce délai de trois mois court à compter de la réception des décisions de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).
Deux chambres spécialisées du tribunal, composées de professionnels pluridisciplinaires, sont chargées de ces dossiers, avec la contribution d’un rapporteur public.
Les dossiers d’ores et déjà examinés
Le tribunal administratif a examiné plusieurs dossiers de contentieux électoraux, le mardi 28 avril. Mais lors de cette audience, plusieurs partis, notamment des requérants à l’origine de certaines contestations, ne se sont pas présentés. Une absence remarquée, alors même que des irrégularités étaient invoquées.
Parmi ces affaires, il y avait la protestation introduite par Thierry Jean-Charles contre l’élection de Camille Elisabeth, à Pointe-Noire. Le rapporteur a préconisé le rejet de l’ensemble des demandes d’annulation formulées.
Seules les demandes de rectification des résultats du scrutin du 15 mars, tels que préconisées par la préfecture, ont été retenues, concernant les élections des conseillers municipaux des communes de Vieux Fort et de Pointe-à-Pitre.
Le 5 mai dernier, dans sa décision, le Tribunal administratif a donné raison à la préfecture pour qui, sur les 19 sièges de conseillers municipaux à pourvoir à Vieux-Fort, 15 devaient revenir à la liste conduite par Rolland Plantier (le vainqueur) et 4 à la liste conduite par Héric André.
Ainsi, les élections de Sophie Bourgeois, Rémy Gréaux, Katia Valéry, Sylvany Jospitre, Elodie Louis-Joseph et Jordy Philomi en qualité de conseillers et conseillères municipaux ont été annulées.
En revanche, Héric André, Claudine Monthouël, Jocelin Pascal Julia et Kessy Renia ont été proclamés élus, en qualité de conseillers et conseillères municipaux de la commune de de Vieux-Fort.
Toujours le 5 mai, le tribunal a aussi tranché concernant Pointe-à-Pitre, en se conformant à la demande du préfet. Ce dernier réclamait la rectification des résultats du scrutin du 15 mars 2026 en vue de l’élection des conseillers communautaires, soutenant que seuls 7 des 9 sièges attribués aux listes d’Harry Durimel et de Loïc Martol pouvaient faire l’objet d’une attribution.
Par conséquent, les élections de Myriame Lacrosse et Loïc Martol ont été annulées. Seuls Harry Durimel, Tania Galvani, Georges Bredent, Chantal Brelle, Jean-Luc Plumasseau, Marie-Hélène Salomon et Francis Ludger ont été proclamés élus, en qualité de conseillers communautaires de la commune de Pointe-à-Pitre.
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