Malgré le manque de bénévoles, l’association Abadas, basée à Arradon, continue ses engagements en Afrique

Pour raison de santé, le président de l’Association bretonne d’aide directe à l’Afrique subsaharienne (Abadas), Gildas Renaud, a dû démissionner. L’assemblée générale de l’association arradonnaise, tenue mercredi 29 avril 2026, a donc procédé au renouvellement du bureau. Le nouveau président, ancien vice-président, est désormais Christian Lemoing. Il a assuré la réunion de présentation avant le conseil d’administration, en présence du maire d’Arradon, Jean-Philippe Périès.

Les sujets d’inquiétude se révèlent nombreux pour l’association qui mène des projets de développement dans la région du Sahel. Au Burkina Faso, l’activité de terrain s’est nettement ralentie ces derniers mois. La situation d’insécurité empêche en effet les voyages solidaires nécessaires au suivi des projets, mais aussi les transferts de fonds. À cela s’ajoute la réduction des aides publiques, notamment celles de l’Agence de l’eau Loire Bretagne et de la Région Bretagne en direction du Burkina Faso.

Le projet Promacel vise à former au maraîchage agroécologique des mères célibataires au Burkina Faso. | OUEST-FRANCE

Le projet Promacel vise à former au maraîchage agroécologique des mères célibataires au Burkina Faso. | OUEST-FRANCE

Abadas continue néanmoins ses engagements en Afrique. Elle soutient notamment le développement de Dargatech au Togo, partenaire impliqué dans des projets photovoltaïques. Un projet de formation en maraîchage agroécologique destiné à des mères célibataires à Koutougou parvient également à se maintenir, malgré le contexte burkinabé.

Les échanges pendant la réunion ont, par ailleurs, mis en lumière les fragilités du tissu associatif, à partir d’une enquête du Réseau Bretagne Solidaire (RBS). Celle-ci souligne les difficultés de renouvellement des adhérents, mais aussi le manque de nouveaux responsables et membres de bureau. Comment attirer les jeunes ? : la question, posée à plusieurs reprises par Christian Lemoing, se fait l’écho d’une préoccupation largement partagée par les associations de solidarité internationale.

Dans ce contexte, la fusion entre associations apparaît comme une piste sérieuse à court terme. Abadas espère un rapprochement avec LAAFI, association parisienne présidée par la Morbihannaise Charlotte Bour. Une réflexion similaire est engagée avec l’association vannetaise Gaïa.

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