Au Cameroun, Sarah Mullally se rend à Yaoundé, Douala, mais aussi à Buéa et Limbé, deux villes de la région anglophone du Sud-Ouest, endeuillée comme sa voisine du Nord-Ouest, depuis dix ans par le conflit entre groupes séparatistes et forces gouvernementales et par la myriade de groupes armés aux motivations plus ou moins politiques actifs dans cette zone.
Dans le sillage du pape Léon XIV, venu à Bamenda au mois d’avril, l’archevêque de Canterbury vient porter un discours de réconciliation et de paix durable. Au Ghana, l’accent a été mis sur la place des jeunes filles et des femmes et la visite de lieux de mémoire de l’esclavage. Ces thèmes dépassent les frontières de ces deux pays, avec l’espoir d’être observée de loin par les Églises anglicanes africaines entrées en dissidence depuis sa nomination en octobre par le roi Charles III.
L’Afrique est un enjeu stratégique. Ces cent millions de fidèles représentent plus de 75 % des Anglicans dans le monde. En désaccord avec la bénédiction accordée aux unions de personnes de même sexe et la nomination de femmes prêtres ou évêques, sept des douze provinces anglicanes, dont certaines des plus importantes comme celles du Nigéria, du Rwanda, de l’Ouganda, du Kenya et du Soudan du Sud ne reconnaissent pas l’autorité de Sarah Mullally.
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