La collaboration Tissot-Pinarello pour une recherche poussée de la performance: « La technologie est aussi importante que le travail ou le talent »

Mesurer la performance, dans ce contexte, ne signifie pas simplement afficher un temps. C’est garantir une précision absolue dans des environnements où les écarts se jouent parfois à l’œil nu impossible à départager. Présente sur des compétitions majeures comme la NBA, le Tour de France ou encore le Moto GP, Tissot développe des systèmes adaptés à chaque discipline.

En cyclisme, des dispositifs de photo-finish et des capteurs ultra-précis permettent de trancher des arrivées au sprint au centième près. Ailleurs, ce sont des systèmes de synchronisation globale qui assurent la cohérence des résultats en temps réel. Dans tous les cas, la performance n’existe que si elle peut être mesurée sans contestation. « La photo-finish, c’est par exemple désormais 10 000 images par seconde, continue Sylvain Dolla. La technologie nous apporte aussi une nouvelle manière de communiquer l’émotion du sport grâce aux nombreuses données transférées aux télévisions et donc aux fans. »

Une montre commune

C’est dans cette logique qu’est née une collaboration avec Pinarello, matérialisée par une montre commune: la Tissot Pinarello Édition Spéciale (Powermatic 80). Une montre légère et résistante, avec une silhouette asymétrique unique et une texture contrastée inspirée de l’asphalte. Au cœur de la montre, le Powermatic 80 offre une précision résistant au temps et à tous les terrains permettant une fiabilité quotidienne. Un objet qui ne cherche pas à raconter la course, mais à prolonger une même vision pour Tissot et Pinarello : celle d’un sport où la précision est devenue un élément de performance à part entière.

Tissot et Pinarello
Tissot et Pinarello ont dévoilé leur montre à Paris. ©Tissot

L’aérodynamisme de Pinarello

Du côté de Pinarello, la performance se construit autrement. La marque italienne, présente sur le Tour à travers les vélos de l’équipe Ineos Grenadiers, s’est imposée par une approche très poussée de l’aérodynamisme. Elle a notamment été l’une des premières à introduire des cadres asymétriques, conçus pour compenser les forces inégales exercées lors du pédalage. L’objectif est clair : stabiliser le vélo pour améliorer la transmission de puissance. « Je suis pro-technologie, lance Fausto Pinarello qui est le président du conseil d’administration de Pinarello. Nous sommes restés pendant 100 ans avec les mêmes cadres avant l’arrivée de nouveaux matériaux. Tout évolue grâce aux nouvelles technologies et j’en suis vraiment heureux. Nous travaillons et réfléchissons toujours à ce qui vient ensuite. »

Le travail approfondi sur les matériaux, avec des fibres de carbone haut de gamme permet d’optimiser simultanément légèreté, rigidité et confort. Ici, chaque détail de conception vise un seul objectif : transformer l’effort en vitesse utile. « Les coureurs sont évidemment plus rapides maintenant que dans le passé, avance Fausto Pinarello. Ils ont donc besoin d’un meilleur aérodynamisme que ce soit en montée ou en descente. Il faut trouver le bon compromis entre cette recherche de l’aérodynamisme et la sécurité. Le vélo et le coureur ne doivent faire qu’un : la technologie est aussi importante que le travail ou le talent. »

Une offre vélo-montre

Entre ces deux approches, une même idée s’impose progressivement. Chez Tissot, la performance est captée puis mesurée et rendue objective. Chez Pinarello, elle est produite puis optimisée et intégrée à la machine. L’un agit sur le résultat, l’autre sur les conditions du résultat.

La montre issue de leur collaboration s’inscrit précisément à cette intersection. Elle ne cherche pas à résumer le cyclisme, mais à incarner cette convergence : celle d’une performance devenue à la fois mesurable et optimisée, où chaque détail compte. Poussant la collaboration encore plus loin, un vélo en édition spéciale a été conçu par Pinarello pour l’occasion, accompagné de la montre, réunissant les deux créations dans une offre unique.

Sur le Tour de France, dans un mois et demi, les écarts resteront minimes. Mais derrière ces écarts se cache désormais un travail de fond, où la technologie prolonge l’effort humain. Et où la performance n’est plus seulement une question de vitesse, mais de maîtrise totale du moindre paramètre.

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