La téléréalité vietnamienne : d’une plateforme de divertissement à un écosystème de formation professionnelle.
Pendant de nombreuses années, la téléréalité a souvent été perçue comme un simple divertissement : les candidats participaient à des épreuves et le vainqueur était célébré lors d’une finale. Cependant, avec la professionnalisation croissante du secteur du divertissement, ce modèle évolue. Désormais, la question cruciale n’est plus seulement de savoir qui gagne, mais aussi quel sera le parcours professionnel des participants une fois la célébrité passée.
L’écosystème post-finale : le point de départ d’une carrière professionnelle.
En réalité, la notoriété acquise grâce aux buzz sur les réseaux sociaux n’est qu’une étape transitoire. La reconnaissance ne garantit pas une carrière durable. Les mannequins ont toujours besoin de défilés et de contrats, tandis que les chanteurs ont besoin de musique et d’une équipe professionnelle pour fidéliser leur public.

Les responsabilités des producteurs s’étendent désormais à la prise en charge des défis post-compétition. Les programmes commencent à intégrer des éléments à valeur ajoutée tels que des contrats de management, des formations approfondies et des opportunités d’accès aux marchés internationaux dans leurs grilles de prix. Selon Mme Ngo Thi Van Hanh, représentante des producteurs du programme « Talents complets », chaque artiste issu de l’émission a besoin d’un plan de développement clair et d’opportunités pour accéder aux marchés internationaux.

Le processus de formation devient le contenu principal.
L’une des évolutions techniques majeures de la téléréalité ces dernières années est l’importance accrue accordée à la formation. Au lieu de se contenter de montrer les résultats, les téléspectateurs peuvent désormais suivre le parcours d’apprentissage rigoureux des candidats.

Dans le secteur de la mode, des émissions comme The Face Vietnam et Vietnam’s Next Top Model mettent l’accent sur le défilé, la photographie et l’expérience professionnelle. L’exemple de la gagnante, Mai Hoa, est éloquent : après un voyage d’études à Paris, elle a signé un contrat avec une grande agence européenne. Cela illustre le lien direct entre les émissions de télévision et le marché international de l’emploi.

De même, dans le domaine musical, le programme All-Round Rookie propose une formation aux jeunes artistes à travers des cours de chant, de danse et de performance de groupe. Le groupe UPRIZE (BEX, WONBI, LEON, DYLAN, OD, LAVM, PN), composé de sept membres, a été formé grâce à ce programme, a pu acquérir une expérience pratique en Chine et en Corée du Sud , et s’apprête à sortir son premier album intitulé Thăng.

Défis du monde réel et obstacles du marché
Bien que ces programmes constituent un bon tremplin, les opportunités ne garantissent pas à elles seules le succès. Un contrat de gestion n’est qu’une condition nécessaire ; le développement à long terme dépend toujours des compétences professionnelles, de la discipline et de l’adaptabilité de chaque individu.

Les mannequins doivent toujours passer par des castings rigoureux pour attirer l’attention des créateurs et des marques. Les chanteurs ont besoin d’une musique de qualité pour fidéliser leur public une fois l’engouement du concours retombé. Mme Trang Le, représentante des producteurs de Vietnam’s Next Top Model, a souligné qu’une attitude professionnelle et une grande confiance en soi sont indispensables pour les candidates lorsqu’elles défilent sur les podiums des grandes marques.

De nos jours, la valeur durable d’une émission de téléréalité réside avant tout dans l’héritage qu’elle laisse aux candidats. En s’intégrant à l’infrastructure créative, les producteurs contribuent à la professionnalisation du divertissement vietnamien, transformant chaque saison en un processus de mise à disposition de talents de grande qualité pour le marché.
Source : https://baonghean.vn/truyen-hinh-thuc-te-viet-nam-chuyen-minh-tu-san-choi-giai-tri-sang-he-sinh-thai-dao-tao-chuyen-nghiep-10343071.html
Crédit: Lien source