Le Centre de formation médicale entame une réflexion sur la santé des jeunes

La santé des jeunes mérite toute notre attention, selon le Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick. Les jeunes adolescents et adultes sont les personnes qui ont été le plus affectées par la pandémie de COVID-19 et leur bien-être doit être évalué, selon l’organisme.

Ainsi, la troisième édition de la journée participative de réflexion collective organisée par le Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick vendredi à Dieppe avait pour thème la santé des jeunes.

Mathieu Bélanger, professeur et chercheur au Centre de formation médicale soutient que les jeunes ont souffert grandement des répercussions de la pandémie. Aujourd’hui, ces jeunes en sont à terminer leurs études postsecondaires, entament leur carrière ou s’apprêtent à fonder une famille.

Il y a beaucoup d’instabilité et ces gens-là étaient très affectés par la situation de la pandémie, mais on s’est peu attardé à tout ça, explique-t-il, en ajoutant que l’on se préoccupe davantage de la santé des aînés, par exemple.

L’idée de cette journée de réflexion était d’entendre la voix des jeunes et de différents groupes d’âge pour voir ce qui peut être fait pour améliorer la santé physique et mentale de ces adolescents et adultes.

C’est très inspirant, lance Mathieu Bélanger, affirmant que plusieurs réflexions peuvent mener à différents projets dans les communautés.

Sortir de l’habitude de l’isolement

Cassidy Lafrance travaille en recrutement et aux promotions au Centre de formation médicale. Elle a passé la pandémie de COVID-19 à faire ses études universitaires, en mode virtuel.

En termes de santé mentale, c’est sûr que ç’a été un temps isolé, dit-elle.

Une jeune femme sourit à la caméra.

Cassidy Lafrance, coordonnatrice au recrutement étudiant et aux promotions pour le Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani

C’était particulièrement isolant parce qu’on s’entend que c’est difficile de se faire des amis quand on n’a pas de sorties, pas d’activités organisées sur le campus et qu’on connaît pas nos pairs.

Son expérience universitaire a donc été très différente, mais elle a navigué à travers cette étape de sa vie en faisant le plus d’exercice possible. J’ai aussi été chanceuse de grandir dans une famille très active, c’était quelque chose qui était quand même assez ancré en moi.

Créer des espaces et des opportunités pour les jeunes

Pour Nancy Ferguson-Robichaud, infirmière en santé publique du Nouveau-Brunswick, cette journée de réflexion sur la santé des jeunes est essentielle. Il faut connaître la perception des jeunes pour mieux répondre à leurs besoins et les encourager à être plus actifs.

Une femme sourit à la caméra.

Nancy Ferguson-Robichaud, infirmière à la santé publique du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani

C’est en ayant leurs commentaires qu’on peut vraiment mieux intervenir et mieux se supporter comme société pour justement faire une différence à long terme, soutient-elle.

Sa collègue qui travaille à Tracadie, Cynthia Ferguson, partage son avis.

Une jeune femme sourit à la caméra.

Cynthia Ferguson, infirmière en santé publique à Tracadie.

Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani

Les jeunes ont partagé des petits défis qu’ils ont, comme par exemple, on parle d’anxiété de performance […] C’est de voir comment, comme société, on peut amener les jeunes à s’épanouir sans que l’anxiété de performance prenne le dessus.

C’est de pouvoir créer des environnements pour eux, mais avec eux aussi, et par eux.

Vanessa Couturier, promotrice de la santé à la santé publique provinciale, croit que la pandémie a grandement contribué à une exclusion sociale.

Cette culture de faire des activités en communauté s’est perdue un peu, explique-t-elle en ajoutant qu’il faut trouver des alternatives qui vont convaincre les gens à sortir de leurs maisons.

Une femme sourit, en entrevue.

Vanessa Couturier, promotrice de la santé à la santé publique au Réseau de santé Vitalité.

Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani

Juste d’avoir ces partys de quartiers, qu’on voyait dans les années 90, qu’on ne voit plus aujourd’hui, comment on peut bâtir ce sentiment de communauté, dans l’informel, et de créer ces espaces-là pour les communautés.

Pour elle, l’idée d’entendre les jeunes est primordiale pour que les communautés créent des environnements pour eux.

Les jeunes nous le disent, on veut avoir des endroits pour faire des activités basées selon nos intérêts. Les soirées, la fin de semaine, qu’est-ce qui a à faire? Surtout dans le nord du Nouveau-Brunswick, il n’y a pas grand-chose à faire si tu ne fais pas de sports compétitifs.

Avec les informations de Babatundé Lawani et de l’émission La matinale

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