Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, John Dornan, a confirmé jeudi avoir reçu, en mai, une lettre signée anonymement par des dizaines de professionnels des soins infirmiers, qui expriment des inquiétudes quant aux services de santé virtuels.
Ces personnes qui travaillent sur l’actuelle plateforme eVisitNB affirment que la plateforme qui lui succèdera très bientôt fait fuir plusieurs d’entre elles, qui songeraient à quitter la province.
Le nouveau service sera lancé d’ici le 30 juin. Appelé Soins virtuels NB, il remplacera eVisitNB.
Ce service permettra aux gens du Nouveau-Brunswick d’avoir accès à des soins virtuels sept jours sur sept. Il offrira des services bilingues ainsi qu’un accès à d’autres ressources du système de santé provincial
, a expliqué le ministère de la Santé dans un communiqué, jeudi.
Le fournisseur choisi est Foundever, une société basée au Luxembourg.
Le service Soins virtuels NB sera accessible par l’application MaSantéNB.
Photo : Radio-Canada
Les dizaines de signataires de la lettre au ministre de la Santé affirment qu’avec le nouveau fournisseur, Foundever, ils ne seront pas en mesure d’offrir les mêmes soins aux patients, car la plateforme ne serait pas responsable du suivi des patients après leurs rendez-vous médicaux.

John Dornan est le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada
Les salaires proposés seraient également moins élevés qu’auparavant. Le ministre affirme au contraire que les salaires offerts sont similaires et que 27 infirmières praticiennes ont été embauchées jusqu’à présent.
Demandes pour un service provincial
Les partis d’oppositions sont loin d’être rassurés. Le Parti vert, par exemple, réclame plutôt un service entièrement géré par la province.

Jean-Claude Basque est coprésident de la Coalition pour la santé du Nouveau-Brunswick. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Patrick Lacelle
La Coalition pour la santé du Nouveau-Brunswick demande la même chose.
Les dossiers médicaux, maintenant, vont être dans les mains d’une compagnie privée internationale
, dénonce Jean-Claude Basque, coprésident de cette coalition.
Si la province en faisait au contraire la gestion, on n’aurait pas [cette situation], parce que ça serait dans les mains du gouvernement
, dit-il.
Le ministre John Dornan soutient que les renseignements personnels des patients seront stockés au Canada.
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