Le gouvernement Holt augmente le plafond des frais qui sont facturés à des familles de résidents d’établissements de soins de longue durée, comme les foyers de soins et les foyers de soins spéciaux. Ces frais, qui n’ont pas augmenté depuis 2014, seront aussi indexés à l’inflation à compter de 2027.
Le Parti progressiste-conservateur, qui a critiqué cette augmentation de frais pendant la période de questions vendredi, a fourni au journal une note du ministère du Développement social qui a été envoyée à des clients des établissements de soins de longue durée.
Celle-ci explique que le gouvernement augmentera, dès le 1er juillet, la contribution maximale des clients de différents types d’établissements. La mesure touche environ 2000 résidents, selon le gouvernement.
Cela déplaît aux partis d’opposition.
«Ce gouvernement, par ses propres choix, a créé un déficit qu’il essaie de maîtriser sur le dos de nos aînés. C’est inacceptable», a dit le chef de l’Opposition officielle progressiste-conservatrice, Glen Savoie.
«Dans le contexte de la crise d’abordabilité, ce n’est pas le moment d’augmenter le plafond des coûts, en réalité. On doit maintenir le plafond pour les résidents des foyers de soins», estime David Coon, qui dit que le gouvernement peut les augmenter «après la crise d’abordabilité».
Les frais exacts varient selon le revenu des clients. Mais au maximum, les clients des foyers de soins vont devoir payer 172$ de plus par mois. Pour les foyers de soins spéciaux, la contribution maximale augmente de 110$ par mois, et dans les foyers de soins de la mémoire, les foyers généralistes et les résidences communautaires, elle augmentera de 126$ par mois.
Les nouvelles contributions mensuelles maximales seront donc de 3759$ pour les foyers de soins, de 2507$ pour les foyers de soins spéciaux et de 2840$ pour les autres catégories d’établissements.
Pour les résidents qui seront affectés dans les foyers de soins (la catégorie la plus dispendieuse), cela équivaut à environ 2062$ de plus par an si un client paie le montant maximal.
La ministre des Aînés, Lyne Chantal Boudreau, assure qu’il n’y a aucune augmentation pour environ 10 000 des 12 000 résidents des établissements de soins de longue durée. La plupart d’entre eux bénéficient d’un programme de financement gouvernemental qui réduit leurs frais en fonction du revenu de leur ménage. La hausse ne touche donc pas les tranches de revenu les plus faibles.
«Cette modeste augmentation va toucher à peu près 2000 d’entre eux», dit Mme Boudreau.
Elle dit que le gouvernement a décidé d’augmenter ces frais après une «analyse approfondie», notamment des revenus des clients.
Pourquoi le gouvernement n’absorbe-t-il pas lui-même ces coûts supplémentaires?
«C’est vraiment pour équilibrer un petit peu ce qu’on peut demander à nos personnes aînées. C’est pas facile de demander aux gens de contribuer, de donner des sous. On est vraiment très conscients de cela. En faisant cette augmentation de 5%, on pense qu’on reste à un endroit qui, pour nous, est quand même équilibré.»
Elle fait valoir que le gouvernement n’avait pas modifié ces frais dans les foyers de soins spéciaux depuis 2016, et dans les autres types d’établissements, depuis 2014. L’inflation s’est élevée à 29% pendant cette période, dit-elle.
Dès 2027, ces frais augmenteront chaque année pour les clients qui ne bénéficient pas du programme d’aide financière du ministère. Comme le salaire minimum, ils seront indexés à l’indice des prix à la consommation, une mesure de l’inflation.
Lyne Chantal Boudreau dit que les familles des résidents qui ne peuvent pas se permettre cette augmentation devraient contacter le ministère du Développement social pour voir s’ils peuvent bénéficier de l’aide financière.
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