Une échappée qui prend le large. Un peloton qui s’étire. Une course qui se dessine au fil des kilomètres… Derrière chacune de ces images se cache une véritable mécanique de précision.
Tout commence à bord de l’hélicoptère. Aux commandes, le pilote a une mission bien précise : placer l’appareil au bon endroit, au bon moment, tout en évoluant à basse altitude.
Il faut être très prudent par rapport aux obstacles, comme les lignes électriques, les oiseaux et le relief. Ça demande beaucoup d’attention.
Jérôme Gondeau, pilote HELICOJYP
Pour suivre au plus près les coureurs, l’hélicoptère bénéficie d’une autorisation spéciale qui lui permet de descendre jusqu’à une cinquantaine de mètres du sol. Une proximité qui reste très encadrée.
Tout simplement par rapport au risque lié au souffle de l’hélicoptère et aux objets au sol qui peuvent s’envoler, impacter les cyclistes, mais aussi les passants.
Jérôme Gondeau, pilote HELICOJYP
À côté du pilote, Fernando pilote une caméra gyrostabilisée capable de filmer à 360 degrés tout en conservant une image parfaitement stable malgré les mouvements de l’appareil.
À 500 mètres, je peux vous voir comme je vous vois maintenant. L’image va rester stable, même si l’hélicoptère est à 45 degrés, malgré les vibrations.
Fernando Navajas, cameraman hélico PAPA SIERRA
Un petit bijou de technologie, estimé à plus de 450 000 dollars, qui se pilote presque comme une console de jeux. Mais derrière ces images, tout est affaire de coordination.
On discute énormément tous les deux. Je lui dis : « Descends », « va sur le côté », « présente le rond-point, l’église ou le monument ». Et puis il y a aussi le réalisateur. Selon les faits de course, c’est lui qui raconte l’histoire.
Fernando Navajas, cameraman hélico PAPA SIERRA
Dernier maillon de la chaîne : Clarisse. À bord, elle veille en permanence à la bonne transmission des images.
On a l’avion qui reçoit les images de l’hélicoptère et des motos, puis qui renvoie tout ça à l’équipe de réception de Guadeloupe La 1ère.
Clarisse Althusser, technicienne HF GRAVITY MEDIA
Une fois au sol, les images sont réceptionnées, sélectionnées puis diffusées en direct.
Un dispositif discret, mais indispensable, qui permet chaque jour aux téléspectateurs de suivre le Tour de Guadeloupe sous un autre angle, avec des images devenues incontournables.
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