L’affaire des violences dans le périscolaire parisien prend une ampleur considérable. À l’école École Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement, les parents dénoncent un manque de transparence et craignent de nouvelles révélations.
Le scandale du périscolaire secoue la mairie de Paris. L’affaire des violences présumées continue de prendre de l’ampleur. Depuis le début du dossier, 78 agents ont été suspendus par la mairie de Paris.
L’enquête concerne désormais 84 écoles maternelles, une vingtaine d’écoles élémentaires ainsi qu’une dizaine de crèches. Parmi les principaux foyers de cette affaire figure l’école Saint-Dominique, située dans le 7e arrondissement de Paris.
Seize personnels en garde à vue à l’école Saint-Dominique
Depuis mercredi, 16 membres du personnel de l’établissement ont été placés en garde à vue, sur un total de 19 employés concernés.
Sur place, les parents affichent leur inquiétude, mais aussi leur colère. Beaucoup dénoncent des signalements restés sans réponse depuis plusieurs mois.
Marie, mère d’une élève de l’école, explique avoir tenté de discuter avec sa fille afin de comprendre si elle avait pu être confrontée à des faits inquiétants. « J’en ai parlé, j’ai commencé à poser quelques questions. A priori, ça a l’air d’aller, mais c’est quand même toujours déroutant pour eux d’avoir un certain nombre d’animateurs qui changent. «
Des parents en quête de réponses
Les soupçons visent notamment des animateurs du périscolaire et des ASEM, les agents spécialisés des écoles maternelles. Douze agents avaient déjà été suspendus après les premiers signalements effectués en février dernier. Pourtant, selon plusieurs parents, l’un des agents mis en cause travaillait encore au contact des enfants jusqu’à mardi.
Une mère d’élève souhaite désormais connaître précisément l’identité des personnes concernées afin de pouvoir échanger avec son enfant. « L’ASEM qui a été placée en garde à vue hier matin était encore en poste. On veut savoir qui c’est et pouvoir poser des questions à nos enfants. »
D’autres parents réclament davantage de clarté sur la nature des faits reprochés et le nombre potentiel de victimes. « On veut savoir qui exactement est incriminé, pour quels motifs et sur combien d’enfants. »
Une « omerta » dénoncée par certains parents
Une autre mère d’élève dénonce une véritable « omerta » autour de cette affaire, aussi bien au sein de l’école qu’à la mairie de Paris.
Selon elle, il paraît impossible qu’aucun signalement n’ait été effectué avant les révélations diffusées dans un reportage télévisé au début du mois de janvier.
De son côté, Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris, a reconnu pour la première fois « une forme de rupture de confiance évidente avec l’école publique ».
Crédit: Lien source