L’homme de culture Claude Kiavué nous a quittés hier matin

Connu pour avoir été le dernier directeur du Centre des Arts à Pointe-à-Pitre de 2001 à 2011, Claude Kiavué y était chargé de la gestion administrative, mais aussi de la programmation artistique et culturelle de la principale scène artistique de la Guadeloupe de l’époque. Il a monté des projets culturels pendant plus de 30 ans dans l’Hexagone.

Mais en Guadeloupe, Claude Kiavué ne s’est pas arrêté au Centre des Arts. Chargé de mission aux affaires culturelles à Cap Excellence, puis directeur du Palais des sports du Gosier pendant cinq ans, ou encore directeur de l’Agence Guadeloupéenne d’ingénierie culturelle pendant 17 ans, il était également président du collectif des espaces de diffusion artistique et culturelle (CEDAC) depuis 19 ans.

Il était aussi président du Guadeloupe Electronik Groove, avec pour but de mettre en valeur les musiques électroniques et les artistes de ce secteur en Guadeloupe.

L’organisation d’événements et de spectacles était, à n’en pas douter, son cheval de bataille. Il aura donc laissé une trace indélébile au monde de la culture et à la Guadeloupe.

Jacques Bangou, adjoint au maire en charge de la culture sous la mandature d’Henri Bangou avant d’être lui-même maire de Pointe-à-Pitre a étroitement collaboré avec Claude Kiavué. Il a accepté de témoigner :

J’ai continué à être en relation avec lui lorsqu’il a pris la présidence du CEDAC. On a travaillé ensemble lorsque j’étais maire pour choisir le moment le plus opportun pour fermer le Centre des Arts pour lancer sa réhabilitation. Ça a été des moments également très forts parce qu’on a dû gérer sur le plan social une situation qui était délicate.  Je suis très malheureux parce que c’était un homme à la fois réservé, qui avait toujours un petit sourire un peu triste, parce qu’il donnait toujours l’impression de se projeter plus loin que chaque conversation qu’on pouvait avoir, que ce soit sur un élément technique ou philosophique, et en particulier lorsqu’il était à la tête de la Centre des Arts et où il dirigeait une grande famille d’une quinzaine de personnes au sein d’un établissement qui faisait l’interface avec tout ce que la Guadeloupe avait de culture.

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.