L’Université de Moncton s’inscrit dans un mouvement observé partout au pays dans le domaine des études postsecondaires
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Le Conseil de l’Université confirme avoir adopté un budget 2026-2027 reflétant des choix responsables visant à assurer la pérennité de l’institution tout en maintenant ses investissements dans sa mission et dans la réussite étudiante.
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D’entrée de jeu, les dirigeants de l’établissement confirment que ce dernier s’inscrit dans le mouvement observé partout au Canada, c’est-à-dire qu’il fait face à un contexte financier exigeant marqué par des pressions structurelles importantes.
Dans un communiqué, on décrit le budget 2026-2027 comme étant équilibré et se retrouvant entre rigueur et engagement.
Ce budget présente un déficit anticipé de 1,143 million $ pour des charges de 154,8 millions $ et des produits de 153,7 millions $. La situation par campus : Moncton (271 000 $), Edmundston (13 000 $) de Shippagan (859 000 $).
Ce cadre financier s’inscrit dans un contexte bien documenté, caractérisé notamment par un gel des subventions gouvernementales, une baisse de 41 % des nouvelles internationales et plus de 15 ans de sous-financement structurel, marqué par une croissance des revenus inférieure à l’inflation (1,5 % par année contre 2,8 %).
Du côté de l’Université de Moncton, on confirme avoir dû faire des choix difficiles, mais responsables.
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Tout d’abord, on a adopté une hausse des droits de scolarité de 4 % accompagnée d’une bonification des bourses de 947 000 $. Environ 5 millions $ devraient être investis en infrastructures et espaces étudiants. On souhaite également maintenir des investissements en technologie, en réussite étudiante et dans les secteurs en croissance.
Selon le président du Conseil de l’Université, Denis Mallet, les décisions prisent par le Conseil témoignent d’un engagement clair envers la mission et les communautés servies par l’Université de Moncton.
«Dans un contexte financier exigeant, nous choisissons d’investir pour continuer à améliorer les milieux de vie, la qualité de l’enseignement et la réussite des personnes étudiantes.»
Cap sur l’impact : des résultats concrets
Entrée dans la phase 2 de sa Stratégie Cap sur l’avenir 2023-2028, l’Université se concentre désormais sur l’impact concret de ses actions.
Les investissements réalisés se traduisent directement dans l’expérience étudiante. On parle de la mise en place d’un cadre d’assurance qualité et du Centre d’excellence en pédagogie pour améliorer de façon continue la qualité des programmes d’enseignement ainsi que de l’expansion et la modernisation du CEPS (phase Classe C complétée), transformant le milieu de vie et l’expérience étudiante sur le campus et pour la communauté.
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L’Université de Moncton souhaite également déployer un nouveau programme de bourses plus compétitif ainsi qu’aller de l’avant avec la création de projets structurants, dont un incubateur de résolution d’enjeux sociaux et un institut de recherche en santé du Nouveau-Brunswick.
Toujours selon les dirigeants de l’Université de Moncton, ces initiatives témoigneraient d’un engagement clair se lisant comme suit : les investissements se reflètent par l’engagement dans des activités expériencielles des personnes étudiantes.
Selon Maclean’s, l’Université se distingue également par son classement au 2e rang canadien pour le ratio personnes étudiantes–personnes professeures.
Du côté d’Infosource, on dit que l’établissement se situe au 1re rang pour le pour la proportion des revenus de recherche provenant d’organismes à but non lucratif pour une institution avec majoritairement des programmes de 1er cycle.
En terminant, le recteur et vice-chancelier, Université de Moncton, Dr Denis Prud’homme, rappelle que plusieurs universités à travers le Canada vivent des pressions financières similaires, et que l’Université de Moncton n’y échappe pas.
«Malgré cela, nous avons décidé d’avancer avec détermination. Nous faisons le choix d’investir pour réaliser notre mission, à savoir de se consacrer à l’avancement des connaissances et à la formation de personnes créatives et engagées, au service du développement de l’Acadie, de notre province et de la francophonie canadienne», conclut-il.
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