L’USAP est dans les temps

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Top 14. Pour cette pré-saison 2026, le responsable de la performance de l’USAP, Dominique Schenck, aborde cet été dans des conditions bien plus favorables que lors de sa première année. Grâce à un meilleur contexte et à une meilleure connaissance de chacun, le groupe semble déjà dans les standards souhaités.

C’est peut-être le moment de l’année où ils sont le plus en vue, où leur travail a le plus d’impact. Les quatre préparateurs physiques, emmenés par Dominique Schenck, ont en effet été les premiers membres du staff à fouler la pelouse du centre de performance de l’USAP avec les joueurs, le 15 juillet dernier. Ils ont élaboré les programmes de reprise, mais en les échelonnant davantage qu’à l’accoutumée. Pour cause, avec Laurent Labit, le manager, ils ont décidé d’avoir trois plages de reprise : le 15 juillet, le 20 juillet et le 27 juillet. Pour les derniers internationaux, les dates du 10 août et du 17 août s’ajoutent. Dominique Schenck a donc coordonné l’ensemble du dispositif, jonglant entre les joueurs en salle, ceux présents sur le terrain, ceux qui reprenaient le ballon et ceux dont les états de forme étaient moins optimaux.

L’autre différence, qui fait office de bonne surprise, pour la deuxième saison de l’ancien Briviste à la tête de la performance, est l’état physique des troupes. « On a retrouvé les gars vraiment, vraiment bien, assure le « prépa ». On avait d’entrée beaucoup plus de joueurs dans les standards voulus que lors de ma première saison. »

Un discours qu’on entend tout de même souvent dans l’espace public. Mais Dominique Schenck l’explique : « On a mieux fini physiquement et mentalement la saison dernière. C’est le gros point de différence qui fait que les joueurs, aujourd’hui, avaient bien récupéré, bien suivi le programme d’entraînement qu’on leur a donné. On a gagné beaucoup de temps sur la reprise. » Le contraste avec l’été 2025, marqué par un effectif diminué, est saisissant. Même s’il prend sa part de responsabilité dans cette préparation difficile à l’époque. « Sur ma première saison, je pense que je n’ai pas su bien analyser la difficulté qu’ils avaient vécue avec l’access-match à Grenoble et une dernière journée où ils pouvaient finir 14es, 12es ou 13es », se souvient Dominique Schenck.

Cette fois, le staff a pu travailler avec un groupe complet et homogène, et une connexion quasiment parfaite entre les préparateurs physiques et les joueurs. « Ils connaissaient mon fonctionnement, donc ils savaient que la reprise allait être particulièrement difficile. Ils avaient tout intérêt à bien suivre le programme, parce que c’est ma philosophie de mettre des standards assez hauts. » Conséquence : « On est tous sur la même page, donc c’est plus facile sur la prépa, et maintenant qu’on a attaqué le rugby, c’est aussi plus facile sur le jeu pour les coaches. »

Parce qu’en effet, depuis maintenant plus d’une semaine, tout le monde ferraille le matin sur le terrain. L’après-midi est davantage consacré au travail en salle. Pour ceux qui sont un peu en retard, « on essaie de compenser par des extras sur des journées où on a plus de temps. »

Une semaine de repos avant de partir en stage

Sur le plan de l’alimentation, lors de cette pré-saison le discours s’est aussi voulu pragmatique. Pas question d’imposer des restrictions permanentes après une saison éprouvante. « On leur a dit de se lâcher les deux premières semaines de vacances », sourit Schenck. Une liberté assumée également avec les derniers joueurs attendus dans le groupe. L’ouvreur Paolo Garbisi et le deuxième ligne Jonny Gray, qui vont rejoindre le club le 17 août prochain, ont en effet reçu des consignes pour revenir en pleine forme. Mais « on sait à qui on les donne. Ce sont des internationaux, nous ne sommes pas inquiets. »

Avant d’attaquer le stage, du 10 au 14 août prochain à Saint-Lary-Soulan, puis les matches de préparation (contre Biarritz le 14 août à 20 h, et contre Bath le 27 août à 19 h 30), les Catalans bénéficient désormais d’une semaine de break. Un terme que Dominique Schenck préfère à celui de vacances. Les joueurs soufflent avec un programme individuel et devront également réviser les contenus rugby. Avant que, physiquement et mentalement, tout le monde change de cap en stage. Les longues séances axées sur le volume de course, les accélérations, le renforcement musculaire et le travail avec ballon laisseront progressivement place au rythme habituel d’une semaine de Top 14, avec des journées de récupération active, de vitesse et d’autres qui se rapprochent des jours de match. Avec l’ambition « de commencer le championnat le 5 septembre, et pas le 20 décembre », comme aime à le répéter le manager, Laurent Labit.

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