Mali : la junte nomme un nouveau chef de l’armée

La junte au pouvoir au Mali a nommé un nouveau chef de l’armée, après les attaques menées fin avril par les djihadistes affiliés à Al-Qaida et les indépendantistes touareg dans plusieurs localités du pays dont la capitale Bamako, indique un décret publié mercredi 6 mai au Journal officiel.

Le Mali est en proie à l’incertitude après ces attaques coordonnées d’ampleur les 25 et 26 avril par des djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, allié à Al-Qaida) et la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA), à dominante touareg.

Plusieurs villes et localités du nord du Mali sont désormais sous contrôle des djihadistes et de leurs alliés du FLA. Le ministre de la défense Sadio Camara, 47 ans, un des piliers de la junte, a été tué à Kati, fief de la junte proche de la capitale Bamako, lors de ces attaques ayant fait, selon une source hospitalière, au moins 23 morts. Le général Camara a été remplacé par le chef de la junte Assimi Goïta qui va cumuler les deux fonctions.

La junte affaiblie

Mercredi, le général Elisé Jean Dao a été nommé « chef d’état-major général des armées » à la place du général Oumar Diarra dont il était l’adjoint, selon le décret. Les raisons de ce changement n’ont pas été indiquées. Elles ont lieu alors que la junte est affaiblie par les attaques des 25 et 26 avril.

Le 1er mai, le parquet militaire avait annoncé des interpellations de soldats, après des investigations ayant révélé, selon lui, des « éléments solides » de « complicité » de certains militaires dans « la planification, la coordination et l’exécution » des attaques du 25 avril.

Le Mali est confronté depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire, nourrie notamment par les violences de groupes djihadistes affiliés à Al-Qaida et à l’organisation État islamique (EI), les attaques des indépendantistes touaregs et de groupes criminels communautaires.

Les djihadistes du JNIM ont appelé le 30 avril à un large « front commun » pour « mettre fin à la junte », en vue d’« une transition pacifique et inclusive ».

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