Marché de l’emploi en Guadeloupe : baisse de l’emploi privé et recul du chômage des jeunes au 1er trimestre 2026

Le marché de l’emploi en Guadeloupe traverse une période de transitions complexes, marquée par des trajectoires divergentes entre le recul de l’activité salariée et l’amélioration globale des chiffres du chômage.

Au premier trimestre 2026, le secteur privé guadeloupéen emploie 87 966 salariés, marquant une baisse de 1,0 % de l’emploi salarié sur un an.

Les dynamiques sectorielles se révèlent contrastées puisque l’emploi recule nettement dans la construction avec une baisse de 5,8 %, dans l’agriculture à hauteur de 4,3 % et dans le commerce qui se replie de 1,1 %.

Progression de l’industriel, stabilité du tertiaire

À l’inverse, le secteur industriel progresse globalement de 0,4 %, fortement soutenu par la fabrication de denrées alimentaires qui bondit de 4,7 %. Globalement, l’ensemble du tertiaire hors intérim affiche une stabilité sur la période.

Le secteur de l’intérim présente quant à lui des indicateurs divergents.

Si le nombre de contrats signés s’élève à 17 643, soit une augmentation de 9,0 % sur un an, le volume de travail correspondant diminue de 12,6 % pour s’établir à 2 258 équivalents emplois temps plein.

De même, l’effectif intérimaire en fin de trimestre chute de 15,9 % pour atteindre 2 124 personnes.

En parallèle, les offres d’emploi collectées par France Travail progressent globalement de 4,4 % sur un an avec un total de 2 830 offres.

Cette hausse est uniquement portée par les offres non durables de moins de six mois, qui augmentent de 40,9 %, tandis que les offres durables de six mois et plus s’effondrent de 22,4 %.

Hausse des licenciements, recul global du chômage

Sur le front des ruptures de contrats et du chômage, les tendances s’inversent par rapport aux années précédentes.

Les licenciements économiques comptabilisés par France Travail bondissent de 26,9 % sur un an pour atteindre 330 procédures.

À l’inverse, les ruptures conventionnelles homologuées par la DEETS sont en baisse de 6,6 %, s’établissant à 717 sur le trimestre.

Malgré cette hausse des licenciements, la demande d’emploi de catégorie A poursuit son orientation à la baisse avec une diminution de 6,2 % sur un an, comptabilisant 40 210 inscrits.

Cette baisse du chômage est particulièrement marquée chez les jeunes de moins de 25 ans, dont le nombre d’inscrits recule de 13,6 %, ainsi que chez les seniors de 50 ans et plus, qui enregistrent une baisse de 4,4 %.

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