Masayoshi Son, président fondateur de SoftBank : « Nous allons investir 75 milliards en France dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle »

SoftBank Group, fondé en 1981 par Masayoshi Son, 68 ans, est l’un des principaux investisseurs mondiaux spécialisés dans les télécoms, la tech et l’IA. Très présent aux États-Unis – où l’entreprise détient entre autres 11 % du capital d’OpenAI – et au Japon, SoftBank est présent en Europe depuis plus de quinze ans, avec un portefeuille d’investissements de près de 50 milliards d’euros. Son Vision Fund, actif dans l’UE depuis 2017, y gère entre 35 et 40 entreprises représentant un investissement total d’environ 10 milliards d’euros, incluant la start-up de conduite autonome Wayve, la fintech Revolut, ABB Robotics ou encore le site de commerce en ligne Vestiaire Collective.

L’investissement sur les sites du Bosquel et de Dunkerque (prévus pour être opérationnels en 2028 et 2031) – qui sera révélé demain lors du sommet Choose France – traduit le souhait du groupe japonais SoftBank de transformer la France en un centre névralgique pour la fabrication et la puissance de calcul de l’IA, au travers notamment d’un partenariat avec Schneider Electric. Objectif ? Atteindre grâce à ces data centers une capacité de plus de 5 gigawatts, soit trois fois supérieure à celle de la France aujourd’hui.

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LA TRIBUNE DIMANCHE – Vous avez pris la décision d’investir en France après votre rencontre en avril avec le président de la République. Comment vous a-t-il convaincu ?
MASAYOSHI SON – Avant nos entretiens lors de son voyage officiel à Tokyo, je réfléchissais déjà à la possibilité d’investir en Europe. Et potentiellement en France. Le président Macron a su être combatif, persuasif et persistant, en mettant en avant tous les atouts de votre pays. J’ai été très sensible au fait qu’Emmanuel Macron s’engage autant à titre personnel pour assurer le succès économique de la France, même si nos investissements se concentraient jusqu’ici majoritairement aux États-Unis, ainsi qu’au Japon et en Asie. Ce sera l’investissement le plus important en Europe dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle : 75 milliards d’euros au total, dont 45 milliards d’ici à 2031, dans les Hauts-de-France.

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