« On est à la NBA du monde du domino » : le tournoi Turbo bolo réunit plus de 50 équipes à Matoury ce week-end
Ils s’appellent Bento, Guito, Tico et Guimy et ils sont « dé-ter-mi-nés» . Les quatre hommes font partie de l’équipe Bwa Rozzo Baton. Leur passion : le domino. Une passion qu’ils vivent au quotidien, dans leur commune, Macouria. Ce week-end, ce qui les anime, c’est une envie de revanche. « En juillet, on est partis en Martinique et on a été battus, lâche Bento. On a fini troisièmes. Les Martiniquais sont là aujourd’hui et on est motivés pour la revanche! » Cette revanche-là je joue à Matoury, lors du tournoi de domino Turbo Bolo.
C’est la deuxième année que l’événement se tient chez nous. Plus de cinquante équipes y prennent part. La manifestation est à l’initiative de l’association Noured, présidée par le basketteur Damien Inglis, qui a choisi de rendre ainsi hommage à son père, décédé il y a six ans : Robert Inglis, alias Bolo, grand amateur de domino.
Pour cette seconde édition, le champion a choisi un parrain, lui aussi basketteur et lui aussi fan de dominos : le Martiniquais Ronny Turiaf. « Damien et moi, nous sommes partis très jeunes pour faire du basket. Jouer aux dominos, c’est une passion qui a aussi une forme de nostalgie, celle du partage avec les amis, la famille. Là… Le niveau est intense. On est à la NBA du monde du domino », lâche en riant Ronny Turiaf.
Un tournoi placé sous le signe de la transmission
Cette année, outre le partage, qui reste l’ADN du tournoi, l’accent a été mis sur la transmission avec, notamment, un tournoi à destination des jeunes et des enfants. « Partager avec les enfants, c’est se mettre à leur niveau, ça permet de créer ce lien social dont nos pays respectifs ont besoin », ajoute le parrain.
Depuis samedi, au Dimant, à Matoury, les rires se mêlent aux cris d’encouragements et aux sons des dominos qu’on frappe sur les tables. Mais la concentration est là à chaque endroit : chez les joueurs, imperturbables, chez les supporters qui ne lâchent pas des yeux leurs champions, mais aussi chez le staff. 27 personnes sont disséminées, ça et là, pour veiller au comptage des points. « Je fais partie des marqueurs », indique Elydja, qui détaille d’un geste l’organisation : ici les marqueurs, là les arbitres, là les tableaux. Si elle aime jouer au domino, la jeune fille ne fait pas de compétition. « Je joue en famille seulement. Mais là, ce tournoi, c’est un événement. Le domino, c’est la tradition. C’est pour ça que je suis là pour aider. »
La compétition se poursuit ce dimanche, toujours dans le même état d’esprit : partager l’amour du domino, et de la compétition… jusqu’à ce que le meilleur gagne.
Le reportage de Thierry Merlin et Abel Parnasse, à voir ci-dessous.
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