PARIS : Contractualisation agricole, la France et l’Union européenne resserrent l’étau sur les relations commerciales

En l​‌’espace de quelques semaines, deux textes majeurs vont remodeler le cadre des relations entre agriculteurs et premiers acheteurs, à l​‌’échelle nationale comme européenne.

Le 8 avril 2026, jour de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi d​‌’urgence français pour la protection et la souveraineté agricoles, la commission de l​‌’agriculture du Parlement européen adoptait à une large majorité le compromis interinstitutionnel sur la révision du règlement portant organisation commune des marchés (règlement OCM). Cette concomitance n​‌’est pas un hasard : les deux textes partagent la même philosophie, le même répertoire d​‌’instruments — contractualisation écrite obligatoire, indicateurs de coûts de production, renforcement des organisations de producteurs — et, désormais, un calendrier législatif qui se télescopent. Pour les entreprises membres de l​‌’Ilec qui achètent des matières premières agricoles, la fenêtre de suivi est donc à double focale.

Au niveau européen : le règlement OCM sur la ligne d​‌’arrivée

La révision du règlement OCM, engagée il y a plus d​‌’un an et demi par la Commission européenne, entre dans sa phase conclusive. Le 5 mars 2026, les négociateurs du Parlement, du Conseil et de la Commission sont parvenus à un compromis interinstitutionnel à l​‌’issue du trilogue. Le 8 avril, la commission parlementaire de l​‌’agriculture (AGRI) a entériné ce texte par 39 voix pour, 4 contre et 1 abstention — résultat sans ambiguïté. Le vote en séance plénière est attendu pour la semaine du 15 juin 2026. Une fois cette dernière étape franchie, le règlement sera prêt à entrer en vigueur.

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SOURCE : ILEC – La Voix des marques.

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