La Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf), la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA) et l’Autorité des marchés financiers de l’Union monétaire ouest-africaine (AMF UMOA) ont signé hier, à Libreville, une convention de coopération tripartite. Celle-ci vise à créer un cadre permanent de coopération entre les trois acteurs.
Concrètement, elle organise le partage d’informations, l’assistance technique mutuelle et la convergence des pratiques réglementaires entre les deux principales zones économiques de l’Afrique subsaharienne francophone.
« C’est un engagement commun. Ce n’est pas un symbole, c’est un acte, car la régulation financière est une affaire d’États et de souveraineté, il s’agit d’une architecture de confiance entre les différents acteurs », a indiqué Jacqueline Adiaba-Nkembe, présidente de la Cosumaf.
Faisant face aux mêmes défis, cet acte formalise un cadre commun de travail, couvrant à la fois les marchés de capitaux et le secteur des assurances dans les zones de la Communauté des États de l’Afrique centrale (Cémac) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).
Selon le constat dressé, l’Afrique capte un potentiel d’épargne important qui est encore trop peu orienté vers le financement des entreprises, des infrastructures et de l’investissement productif. Ce qui explique cette collaboration entre les marchés financiers et le secteur des assurances qui sont deux leviers essentiels pour apporter ce changement.
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Pour le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Michel Tsamba, « le gouvernement conduit une politique économique qui vise à améliorer les conditions de vie des populations et le pouvoir d’achat des ménages ».
Au terme de la signature de la convention, les trois institutions ont organisé un atelier régional de haut niveau sur le thème « Mobiliser l’épargne au service de l’économie réelle « , réunissant gouvernants, régulateurs, chefs d’entreprise , universitaires et acteurs du secteur financier africain.
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