S’intéresser enfin aux causes des incendies. Partie 1. Notre mode de vie impérial

Notre mode de vie impérial

Canicules et feux :  pourrait-on enfin faire le lien avec nos modes de vie délétères ?

Le chaos qui gagne la France devient incontrôlable.

Pourtant, tout ce qui arrive maintenant était prévu. Ce que le GIEC et les climatologues en général n’ont sans doute pas suffisamment dit, sûrement pour rester audibles, c’est la sévérité des catastrophes qui nous arrivent depuis quelques années.

Pertes de rendements agricoles et de biodiversité, pénuries d’eau, dégringolade du PIB, pauvreté en augmentation, conflits sociaux : c’est ce qui nous attend dans les 10 prochaines années.

Il est urgent de sortir de la sidération et d’interroger rapidement les causes profondes de cette situation.

Et non, développer des renouvelables sans électrifier les usages, sans réduire drastiquement nos consommations, sans changer nos comportements, est une fausse solution qui n’intéresse que les actionnaires des industriels.

Peut-on enfin comprendre que notre pire ennemi, c’est notre mode de vie privilégié, les 10.000 objets que nous avons dans nos maisons, le superflu matériel, le gaspillage permanent, les SUV de 2 tonnes, électriques ou thermiques, nos gadgets électroniques, la viande et ses cultures délétères, le numérique omniprésent et l’IA dévastatrice ?

Notre mode de vie insoutenable pour la biosphère invisibilise consciemment la situation des peuples du Sud global où les multinationales exploitent les ressources matérielles et humaines, externalisent les pollutions et font disparaître nos déchets.
Le capitalisme doit maintenir la pauvreté et la misère ailleurs pour se perpétuer. La chimère d’une réindustrialisation de la France n’a aucun sens.
Le capitalisme a absorbé le monde entier et atteint ses limites. Alors il invente l’IA et s’arme sans limite pour la guerre des ressources.

Le livre de Brand et Wissen jette un pavé dans la marre de l’écologie dominante. Non, il ne suffit pas de verdir le capitalisme. Il faut opérer, et vite, un changement de paradigme.

L’écologie doit être radicale : décoloniale, sociale, écoféministe, antispéciste.

Lecture hautement recommandée. Premièrement, il établit un lien entre la consommation ici et la production là-bas.  Deuxièmement, il montre les coûts écologiques et humains pour le Sud. Enfin, il ouvre des pistes.

La post-croissance et l’écoféminisme remettent radicalement en cause l’idée d’un mode de vie occidental, impérial, synonyme de prospérité et de réussite, et le déséquilibre des relations Nord-Sud qui en découle, mais aussi la définition dominante d’une vie réussie.
Une remise en cause des relations entre les peuples nécessite de réduire fortement la consommation d’énergie et de matières premières des pays du Nord, tout en développant de nouvelles conceptions du bien-être au niveau mondial.

C’est un livre-clé dans mon parcours que j’ai développé dans  Un parcours vers l’écologie radicale sur linkedin. J’y apporte aussi des idées de lectures comme pistes de solutions pour sortir de ce marasme. 

Le lien vers le livre  de Brand et Wissen : https://luxediteur.com/catalogue/le-mode-de-vie-imperial/

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