Soccer NB dévoile son plan de match pour assurer sa croissance

Soccer Nouveau-Brunswick donne le coup d’envoi à une stratégie qui donnera un nouveau souffle à ce sport dans la province. L’organisme veut profiter de plusieurs événements, dont la Coupe du monde de la FIFA, pour attirer l’attention.

Ce plan de match se déploie sur quatre ans, de 2026 à 2030. C’est une vision qu’on se donne, explique Younès Bouida, directeur général de Soccer NB.

Younès Bouida est directeur général de Soccer NB

Photo : Radio-Canada / François Le Blanc

Le terrain est fertile, selon lui, avec les matchs de la coupe du monde qui seront présentés partout en Amérique du Nord, dont à Toronto et à Vancouver. Le sport gagnera de nouveaux adeptes.

Il y aura aussi les Jeux du Canada, en 2029, qui se dérouleront au Nouveau-Brunswick. Le tournoi de soccer occupe une place importante dans le cheminement des athlètes.

On veut profiter de ces événements phares pour accélérer le développement du soccer dans la province, affirme M. Bouida.

Le plan stratégique comporte quatre grands chantiers : la gouvernance, les infrastructures, la croissance et la durabilité.

Jeunes joueurs jouant au soccer.

Le soccer est en croissance au Nouveau-Brunswick. Soccer NB veut être prêt pour faire progresser de la bonne façon.

Photo : Radio-Canada / François Le Blanc

La priorité sera, sans contredit, les infrastructures et la professionnalisation des entraîneurs.

Est-ce que le Nouveau-Brunswick a les moyens de ses ambitions?

On l’a déjà vu avec l’Islande, une petite île qui a moins que la moitié de la population du Nouveau-Brunswick. Elle a pu compétitionner avec les grandes nations. Et sa priorité, c’était bel et bien les infrastructures et le développement des entraîneurs.

Des besoins criants

Avec l’augmentation de la population vient une croissance des inscriptions et une demande de meilleurs services.

Actuellement, Soccer NB constate que la pression est forte sur les installations sportives. L’ajout de terrain de gazon synthétique sera aussi un atout majeur pour assurer la croissance du soccer, selon le diagnostic de Soccer NB.

En plus des clubs durant l’été, il y a les programmes élites, les ligues scolaires, les circuits seniors, etc. Ajoutons à cela les autres sports qui partagent les installations avec le soccer et on comprend la congestion.

L’entre-saison, le printemps et l’automne, on ne trouve plus de terrain, même pour nos programmes des Jeux du Canada, rappelle le directeur général.

L'équipe féminine du Nouveau-Brunswick affronte celle du Québec.

Les terrains de gazon synthétiques sont nécessaires pour l’entraînement.

Photo : Radio-Canada

Un printemps est pluvieux et retarde l’ouverture de la saison sur le gazon naturel. Le synthétique permet de jouer plus longtemps, sans se préoccuper d’endommager les pelouses.

Il faut au moins 400 heures par an pour améliorer et atteindre les objectifs et les rêves de se dépasser, affirme-t-il. Si on n’a pas accès aux aires de jeux, on ne peut avancer.

Soccer NB aimerait également obtenir un stade de soccer intérieur, avec un terrain de dimension normale, pour le soccer à 11.

Le Sportsdome, de Moncton, est trop petit.

On est la seule province qui n’a pas [ce genre d’installation] avec un centre, un pavillon, des vestiaires, des bureaux, des salles, etc., souligne-t-il.

L’homme de football, qui est aussi entraîneur, dit que l’organisme n’a pas d’endroit fixe pour s’entraîner pour ses différents programmes. On prend nos affaires, à 6 h le matin, on va quelque part et on doit s’assurer de ne rien oublier.

Vue intérieure d'un terrain de soccer.

Une vue intérieur du Centre de soccer BMO à Dartmouth. Un terrain de grande dimension permet aux équipes, de s’entraîner comme elles le feraient l’été.

Photo : Radio-Canada

En comparaison, l’Île-du-Prince-Édouard a deux stades de soccer intérieur : Summerside et Stratford, près de Charlottetown. En Nouvelle-Écosse, il y a le centre de soccer BMO de Bedford, près d’Halifax.

Il y a des terrains de 100 m sur 60 m, environ la dimension d’un terrain extérieur.

On se dit qu’on pourrait aller plus loin et avoir un environnement qui est valorisant, fait valoir Younès Bouida.

Du personnel professionel

Dans ces grandes orientations, on troupe aussi la professionnalisation des entraîneurs, des arbitres et du personnel d’encadrement. Ici, il est question du personnel qui programme le développement sportif des jeunes, pas des personnes qui gèrent les matchs.

Une joueuse de soccer s'apprête à lancer le ballon pour le remettre en jeu.

Le sport scolaire fait partie intégrante du développement du soccer.

Photo : Radio-Canada / Félix Arseneault

Il faut être compétitif et payer ces entraîneurs, souligne Younès Bouida.

Pour réaliser ce plan, il faudra établir des partenariats, avec les municipalités et les autres ordres de gouvernements, en plus des groupes communautaires et des commanditaires qui peuvent aider Soccer NB.

Ce plan n’est pas uniquement que de développer des joueurs et des entraîneurs. C’est aussi développer des citoyens. Tous les parents savent très bien que le sport est l’un des moyens, pour garder la motivation des jeunes et loin de tous les troubles. Ç’a aussi un impact sur la santé des gens. Le soccer est un sport qui développe la puissance aérobique et c’est un sport social où tout le monde peut avoir du plaisir.

Soccer NB espère que la coupe du monde donnera un élan qui transportera son programme.

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