Soudan du Sud : 700 000 personnes privées de soins (MSF)

La détresse des populations civiles à Akobo

La ville d’Akobo illustre à quel point une communauté peut être rapidement privée de soins, d’abris, de nourriture et de moyens de subsistance. Le 6 mars, le gouvernement a émis un ordre d’évacuation aux habitants, aux agences de l’ONU et aux ONG, leur donnant seulement 72 heures pour partir avant une offensive militaire contre les zones contrôlées par l’opposition. L’hôpital de la ville a été pillé peu après. Aujourd’hui, il ne reste presque plus personne à Akobo. 

« Les personnes âgées et les personnes handicapées ont été laissées sur place. Des gens ont été tués. Tous les systèmes d’approvisionnement en eau ont été détruits, même les panneaux solaires ont été emportés. Au moins trois personnes sont mortes de faim et de soif », raconte un membre du personnel de MSF à Akobo, en avril 2026. 

Dans les zones touchées par le conflit de l’État de Jonglei, MSF gère deux hôpitaux assurant des soins de santé secondaires, à Chuil et à Paguir, ce qui est loin d’être suffisant pour une population de plus d’un million de personnes. Les consultations et les admissions se font souvent en plein air, les infrastructures étant insuffisantes. Aucun objectif militaire ne peut justifier, ni légalement ni moralement, le bombardement d’un hôpital, le meurtre de professionnels de santé ou le fait de priver toute une population d’accès aux soins médicaux.  

Les responsables doivent rendre des comptes, sans quoi l’impunité règne.

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.