Chez Steeve Moïse, tout commence par une intention simple : partager. Partager une émotion, un message, une sensation. À travers ses toiles, l’artiste explore des thèmes universels comme le silence, le manque et surtout l’amour.
« Le matin, quand tu te réveilles et que tu vois une toile dans ton salon où c’est marqué “je t’aime d’un amour incommensurable”, je trouve que la journée commence bien. Si je peux participer à ça, je trouve que ce n’est pas mal. »
Steeve Moïse, artiste
Des mots qui s’inscrivent directement sur la toile, comme une prolongation de la peinture, pour toucher celui qui regarde.
Né en Côte d’Ivoire de parents martiniquais, Steeve Moïse a grandi entre l’Afrique, la Suisse et les Antilles. Un parcours riche, fait de déplacements, de rencontres et de contrastes, qui nourrissent aujourd’hui son univers artistique. Son enfance reste marquée par des souvenirs forts, mêlant tendresse et incompréhensions, notamment dans sa relation à l’art.
« La première fois que j’ai présenté une toile à mon père, il m’a dit : “Ça, c’est un truc de fille. Tu devrais aller au foot.” Pendant longtemps, ça m’a freiné dans mon envie de peindre. »
Steeve Moïse, artiste
Un manque de reconnaissance qui n’a pourtant pas éteint sa créativité. Aujourd’hui, ses œuvres se distinguent par leurs couleurs vives, leurs formes entremêlées et la place centrale accordée aux mots. Chaque tableau devient une invitation à ressentir. Et le public ne s’y trompe pas.
« C’est beaucoup d’émotions. C’est très chaleureux, avec énormément de couleurs. J’aime bien le relief, confie une visiteuse. »
Une visiteuse
« Simplicité, beaucoup d’amour, beaucoup d’émotions. C’est chouette. »
Un visiteur
Parmi les éléments récurrents, une fleur attire l’attention. Présente dans chacune de ses toiles, elle est bien plus qu’un motif décoratif. Elle incarne un hommage à sa mère, figure centrale dans son parcours.
« On est dans un magasin de tissus. Je voulais de la toile pour peindre. Elle dit à tout le monde : “C’est mon fils, il veut être artiste.” Elle a acheté un rouleau entier de tissu et m’a dit : “Est-ce qu’avec ça, ça sera assez pour être artiste ?”. »
Steeve Moïse, artiste
Un souvenir chargé d’émotion, qui continue de nourrir son travail aujourd’hui. « Cet espace, c’est pour lui rendre hommage et lui dire merci. »
Après avoir exposé notamment à la galerie Creole West Indies et à l’espace Corpo Art, Steeve Moïse sort désormais de l’ombre. Prochaine étape : la Pool Art Fair en juin, où il poursuivra ce dialogue avec le public.
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