Tirs contre des gendarmes à Sainte-Rose de juin 2025 : deux suspects écroués avant leur procès en juin
Les faits remontent au 26 juin 2025. En début de soirée, des gendarmes en patrouille à Sainte-Rose avaient tenté de contrôler un scooter circulant avec deux individus à bord. Le conducteur avait immédiatement pris la fuite, déclenchant une course-poursuite dans les rues de la commune.
Selon un communiqué de la procureure de la République de Pointe-à-Pitre paru ce mercredi 13 mai, le passager du deux-roues avait alors ouvert le feu à trois reprises en direction du véhicule d’intervention des militaires, sans faire de blessés. Le scooter avait ensuite été dissimulé dans le quartier de Sainte-Marie.
Sur place, les gendarmes auraient également essuyé des jets de pierres et de détritus de la part d’un groupe d’une quinzaine de personnes, alors qu’ils tentaient de retrouver les suspects.
Le soir des faits, un important dispositif de sécurité avait été déployé dans le secteur, avec le renfort notamment du GIGN et de plusieurs unités de gendarmerie.
Deux hommes placés en détention provisoire
Sous l’autorité du parquet de Pointe-à-Pitre, les investigations ont été menées par la brigade de recherches avec l’appui de plusieurs unités spécialisées. L’exploitation des images issues des caméras piétons a permis de déterminer que l’arme utilisée était une carabine de calibre 22 Long Rifle.
Les enquêteurs sont également parvenus à identifier le propriétaire du scooter ainsi que plusieurs personnes soupçonnées d’avoir aidé à dissimuler l’arme et le véhicule après les faits.
Le 20 avril 2026, cinq individus ont été interpellés lors d’une opération de police judiciaire. À l’issue de leur garde à vue, les deux principaux suspects, le conducteur et le passager du scooter, ont été déférés puis placés en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention.
Ils seront jugés le 10 juin prochain en comparution immédiate pour violences sur des militaires de la gendarmerie avec arme et en réunion, détention d’armes et refus d’obtempérer.
Deux autres personnes ont déjà été condamnées dans cette affaire pour avoir aidé à dissimuler l’arme dans le cadre d’une procédure de plaider coupable. Elles ont écopé de 18 mois d’emprisonnement avec sursis et d’une interdiction de port d’arme pour recel et détention d’armes.
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