Tour cycliste de Guadeloupe 2026 : pâtes, gels et jus de cornichon… dans l’assiette des coureurs de la JCA
On les voit pédaler pendant plusieurs heures, avaler les kilomètres et franchir les cols. Mais on s’interroge rarement sur ce qu’ils mangent pour tenir le rythme. Pourtant, au Tour cycliste international de la Guadeloupe, l’alimentation est aussi importante que l’entraînement.
Dès le petit-déjeuner, chacun a ses habitudes. Certains privilégient le fromage blanc, d’autres les céréales. Maël Vingadassamy, lui, ne déroge pas à la tradition familiale : il commence la journée avec une crème de maïs préparée par sa mère.
« Cela me cale au début et j’accompagne avec les sucres lents, comme les pâtes. »
Maël Vingadassamy, coureur de la JCA
Des pâtes… dès le matin. Riches en glucides, elles permettent de constituer les réserves d’énergie avant plusieurs heures d’effort.
En revanche, certains aliments sont à éviter.
« Il ne faut pas manger trop gras ni trop acide. Par exemple, l’ananas, la tomate, tout ce qui est acide… Ça peut nous brûler l’estomac pendant l’effort. »
Jérémy Deloumeaux, coureur de la JCA
Une alimentation millimétrée
Une demi-heure avant le départ, place à la préparation des bidons et du ravitaillement.
Les coureurs remplissent leurs gourdes d’une boisson riche en électrolytes, indispensable pour compenser les pertes en eau et en sels minéraux.
« On perd du sel, on perd de l’eau. Ce n’est pas comme un sirop de grenadine. Là, il y a aussi du magnésium. C’est vraiment plus complet. »
Derick Claire, directeur sportif adjoint JCA
Dans les poches du maillot, chacun emporte également plusieurs gels énergétiques.
Peu appétissants au premier abord, ils sont pourtant riches en glucides rapidement assimilés par l’organisme.
« C’est un ratio entre le fructose et le glucose. Avoir un bon équilibre entre les deux permet une meilleure assimilation par le corps. »
Jérémy Deloumeaux, coureur de la JCA
Un gel est consommé toutes les vingt à trente minutes. Les coureurs emportent aussi des barres salées pour refaire le plein en minéraux… et parfois un produit plus surprenant : du jus de cornichon.
« Quand on sent arriver les crampes, on le prend. Il fait son petit effet miracle et stoppe les crampes. »
Jérémy Deloumeaux, coureur de la JCA
Pendant la course, les ravitaillements se font en quelques secondes seulement, au passage de la voiture de l’équipe.
Plus de 3 000 calories dépensées
Une fois la ligne d’arrivée franchie, les poches des maillots sont presque vides.
Après plus de quatre heures d’effort, les organismes ont dépensé plus de 3 000 calories. La récupération commence immédiatement avec une boisson spécialement conçue pour reconstituer les réserves énergétiques.
« L’utilité de cette boisson, c’est d’apporter de la récupération et des glucides. »
Jérémy Deloumeaux, coureur de la JCA
Habitués à surveiller leur alimentation tout au long du Tour, les coureurs s’accordent malgré tout, de temps à autre, un petit plaisir. Mais celui-là… ils préfèrent le garder pour eux.
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