Tour cycliste de Guadeloupe : ces coureurs qui ont perdu la vie sur les routes de leur passion

C’est bien connu, le cyclisme peut être un sport dangereux où les principaux acteurs peuvent parfois payer de leur vie l’exercice de leur passion. Parfois, la fatalité. Parfois, les comportements de certains usagers de la route. Dans cet hommage à tous les disparus sur le bitume, pardon par avance à ceux que nous n’allons pas citer.

Le 15 octobre 1967, cinq coureurs sont victimes d’une chute collective à Loquet-Pigeon. Deux d’entre eux sont hospitalisés. Parmi eux, Omer Danquin, 33 ans, qui succombera à ses graves blessures.

Sept ans plus tard, en 1974, le jeune Jean Benito ne verra pas l’arrivée de son premier Tour de Guadeloupe. Il décède à 22 ans à la suite d’un tragique accident. Il portait le dossard 65, devenu le titre de l’ouvrage que sa famille lui a consacré.

Le 30 juillet 1988, Luc Morand, l’une des plus grandes figures du Tour, est percuté de plein fouet par une bobine de câble électrique tombée d’un camion. Jean-Louis, comme l’appelaient ses proches, meurt sur le coup. Il avait 29 ans.

Il y a dix ans, jour pour jour, le jeune Warren Errin succombait à ses blessures après avoir été renversé par une voiture, tout près de l’endroit où une stèle lui rend aujourd’hui hommage. Il rêvait de participer au Tour de Guadeloupe. Il n’avait que 22 ans.

Enfin, il y a un peu plus d’un an, Nicolas Dumont trouvait la mort à Arnouville, percuté par un poids lourd. Le vainqueur du Tour de Guadeloupe 2009 était âgé de 52 ans.

On ne peut rien contre la fatalité. En revanche, chacun peut agir contre les comportements dangereux sur la route. Puisse ce triste décompte rappeler à tous que quelques minutes gagnées ne vaudront jamais la vie d’un homme.

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