Tour de Guadeloupe 2026 : à bord de la voiture-balai, l’autre course qui se joue derrière le peloton
À quelques dizaines de kilomètres seulement après le départ de la 6e étape, le premier attardé fait son apparition. Derrière lui, la voiture-balai prend position. À son volant, Chayane Bellonne Sambar connaît parfaitement ce que représente ce véhicule pour les cyclistes. Ancien coureur lui-même, il sait que voir cette voiture dans son rétroviseur est souvent synonyme de difficultés.
Tout au long de l’étape, son rôle ne se limite pourtant pas à fermer la course. Avec la commissaire nationale Lidwine Outar, il veille au respect du règlement, informe les coureurs de leur retard, les ravitaille si nécessaire et les encourage à poursuivre tant que le temps limite le permet.
Le témoin des abandons et des moments les plus difficiles
Au fil des kilomètres, la voiture-balai devient aussi le théâtre des déceptions. Maladie, épuisement ou blessure contraignent parfois les coureurs à mettre pied à terre.
Lors de cette 6ème étape de montagne, plusieurs abandons sont enregistrés. Certains choisissent de repartir par leurs propres moyens, d’autres prennent place à bord après avoir remis leur dossard. Les vélos sont chargés dans le véhicule, tandis que les commissaires accomplissent les formalités administratives liées à la course.
Dans ces instants souvent difficiles, la discrétion est de mise. L’équipage laisse aux coureurs le temps d’encaisser leur abandon avant de reprendre la route vers l’arrivée.
Une victoire aussi lorsque personne ne monte à bord
Mais la mission de la voiture-balai ne se résume pas à récupérer les abandons. Elle accompagne aussi les derniers coureurs encore en course, calcule en permanence le temps limite et les encourage à rejoindre la ligne d’arrivée.
Lors de cette 6e étape, le dossard 181 s’est accroché jusqu’au bout malgré son retard sur le peloton. Guidé et informé tout au long de son parcours, il est finalement parvenu à terminer dans les délais.
Une satisfaction pour l’équipage de la voiture-balai, dont la plus belle récompense reste parfois de voir un coureur franchir la ligne d’arrivée… sans avoir eu besoin de monter à bord.
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